18/06/2019

Si fascisme il y a en Espagne, il est celui des sécessionnistes !

2A5C8F58-F73F-494D-8227-8696ED51DA03.jpegEntretien avec Nicolas Klein :
 
FM : Actuellement se déroule au Photobasteï de Zurich une exposition photographique accompagnée de débats, le tout étant organisé par le journaliste Jordi Borràs et l’ANC Suisse sur le thème du « fascisme en Espagne ».Qu’en est-il réellement du fascisme en Espagne ?

Nicolas Klein : Il est toujours difficile de répondre à ce genre de questions étant donné que les étiquettes politiques ont un sens différent selon chaque personne ou courant de pensée. Toutefois, je pense que l’on pourrait s’accorder sur l’idée que le terme « fascisme » est aujourd’hui utilisé à tort et à travers.

Il convient donc de se mettre d’accord sur une définition a minima qui permette d’être à la fois clair et précis. Le fascisme est, je crois, le mélange de plusieurs composantes politiques et idéologiques : l’autoritarisme d’État ; la volonté de contrôler tous les aspects de la société, y compris les consciences et l’intimité (ce qui en fait donc un totalitarisme) ; l’existence d’une police politique et d’intimidations constantes par le biais d’organisations plus ou moins soutenues par l’État et de mouvements spontanés qui adhèrent à l’idéologie officielle ; le règne de l’arbitraire, notamment dans la justice ; le refus du parlementarisme et des élections représentatives ; l’appel constant au peuple comme un tout monolithique qui serait seul dépositaire de la légitimité… à condition que sa volonté soit dument interprétée par les autorités en place ; la création de vastes catégories regroupant les « traîtres » à la patrie et à l’idéologie officielle ; la montée de la xénophobie.

52CDFC22-D2FF-47B0-A387-E0E5F4493AD7.jpegMalheureusement pour les séparatistes catalans, les grandes organisations internationales et l’écrasante majorité des classements établis par des organismes mondiaux indépendants montrent que l’Espagne est très éloignée du fascisme et qu’elle figure même parmi les démocraties les plus avancées de la planète et les plus respectueuses des droits individuels. Il n’y a que leurs partisans intéressés et les naïfs qui les suivent dans ce discours.

En revanche, la Généralité de Catalogne dirigée par les indépendantistes ressemble fort à un État aux traits fascistes : fermetures arbitraires du Parlement régional et viols du droit de la minorité parlementaire ; constitution progressive d’un corps de police politique qui ne répondrait qu’aux seuls ordres du président de la Généralité (les Mossos d’Esquadra) ; constitution de vastes catégories de traîtres (les botiflers et autres charnegos), qui osent être défavorables à l’indépendance de la Catalogne ; l’action d’organisations et d’associations (ANC, Òmnium Cultural, Diplocat, CDR) plus ou moins soutenues par la Généralité et dont l’action est souvent illégale, quand elle ne verse pas tout simplement dans la violence à l’égard des « unionistes » ; discours xénophobe de la part de nombreux responsables politiques indépendantistes (dont le président de la Généralité, Joaquim Torra) ; pressions multiples exercées dans tous les domaines pour ne véhiculer que le seul message indépendantiste, y compris dans des secteurs qui devraient rester neutres (comme l’instruction publique ou la justice), etc.

Si fascisme il y a en Espagne, il est donc celui des sécessionnistes – et non pas celui de l’État central.

3AE80BC7-FF33-4B51-B34A-59EBB984FC8B.jpegFM : Et que peut-on dire de l’Assemblée nationale catalane (ANC), en général et comme instrument de propagande ?

Nicolas Klein : Elle fait partie des multiples organisations parapolitiques qui servent aujourd’hui la cause indépendantiste. Créée en avril 2011, dirigée par Elisenda Paluzie, elle est à mi-chemin entre le mouvement social convenablement instrumentalisé par le pouvoir politique et le lobby. Elle organise de nombreux actes pro-séparatistes sur les deniers publics (ce qui constitue au minimum une rupture de la neutralité de l’administration publique et au pire un clair détournement d’argent).

Elle sert la propagande indépendantiste à tout moment et doit véhiculer, aussi bien au sein de la Catalogne qu’à l’étranger, l’idée d’une unanimité des Catalans derrière le message sécessionniste (ce qui est, comme chacun sait pour peu qu’il s’informe, un mensonge). Elle agit de fait en toute impunité sur le territoire espagnol et hors des frontières de notre voisin ibérique, organisant manifestations, expositions et autres conférences avec des partisans du pouvoir séparatiste, sans jamais accepter la contradiction ou la démarche scientifique.

69BD8941-931E-4E25-967E-4B0232453BC7.jpegFM : Comment s’articulent entre eux les ANC, Òmnium Cultural, Diplocat et Généralité dans la matrice de la manipulation des masses sur la scène internationale ?

Nicolas Klein : Comme je le disais plus haut, toutes ces organisations sont financées sur les deniers publics (y compris, donc, par la majorité « unioniste » catalane et par les Espagnols qui ne résident pas en Catalogne) et soutenue par le pouvoir, directement ou indirectement.

Elles se coordonnent par le biais de la Généralité, qui définit une feuille de route générale et accepte de les subventionner. En réalité, la radio-télévision publique catalane fonctionne aujourd’hui sur le même mode puisqu’elle ne fait que relayer un seul point de vue (celui du séparatisme), quitte à tordre considérablement la réalité.

64EF1BB8-14AD-4D02-BCFA-7D9003EE0D60.jpegFM : Quelle est la réponse de l’Espagne ou même de l’autonomie catalane face à ces attaques répétées sous formes de dénigrement et d’allégations mensongères ?

Nicolas Klein : Cette réponse a été, jusqu’à présent, assez faible. Entre octobre 2017 et mai 2018, dans le cadre de la suspension temporaire de l’autonomie catalane, les comptes de la Généralité étaient supervisés par l’État central, qui devait notamment s’assurer de la légalité de l’utilisation de cet argent.

Mais, tout comme la suspension de l’autonomie, cette supervision a été bien vite levée et la Généralité de Catalogne a aussitôt repris ses activités douteuses. À l’heure actuelle, l’organisme España Global et le ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Josep Borrell, tentent de coordonner une forme de réponse médiatique, culturelle et diplomatique à cette propagande éhontée à l’étranger, mais cela reste timide.

13/06/2019

Cuando el asesor de la presidencia de la Generalitat separatista llega a Lausana, Suiza...

8B338FE7-A7E9-4870-BA61-7BF70FE3A055.jpegEl martes 4 de junio de 2019, cuando el consejero de la presidencia de Quim Torra llega del vuelo EasyJet Barcelona - Ginebra de 17:00 a 18:35, no era precisamente para admirar el chorro de agua. Dentro del marco de la ejecución de la hoja de ruta de la Generalidad separatista 2019-2022 que consolida las infraestructuras y redes tanto dentro como fuera de la autonomía para el nacimiento de una república catalana. De aquí al 2030.
Este plan describe, entre otras cosas, cómo animar a los ciudadanos de la autonomía catalana en el extranjero. Se trata de estudiantes, emigrantes pero también de asociaciones culturales. En esta constelación, la concejal Meritxell Budó vino a hablar con el influyente centro catalán de Lausana - Ginebra. Este año celebra su quincuagésimo cumpleaños. Sabemos que está completamente a merced de los separatistas. Invitan a conferencistas, a la fugitiva Marta Rovira o a los periodistas locales. Como Christian Campiche, referencia del periodismo suizo, que ha publicado más de treinta textos pro-separatistas, en su revista en línea "La Meduse". Pero volviendo al equipo directivo del nebuloso círculo catalán de la rue de Genève 91, en Lausana. También, son ellos quienes han reservado y organizado una parte sustancial de la 33ª Feria del Libro en Ginebra, del 1 al 5 de mayo. Aún podemos recordar cómo su invitada, la propagandista, periodista especializada en comunicación y relaciones internacionales, Mireia Domenech i Bonet había criticado a España como un estado bajo la influencia de Franco o incluso describió al partido político Ciudadanos (Cs) como de extrema derecha, así como a Vox. Aquí también fue sorprendente no ver ninguna réplica de la autoridad española.

3ED6F8D5-2F99-4095-B518-9DB52FF0C282.jpegEntonces surge la pregunta ¿con qué dinero? El centro catalán no rueda sobre oro. Incluso tuvo que cerrar parte del mes de diciembre de 2017. Debido a la aplicación del artículo 155 en la autonomía catalana. Del control financiero de la Generalitat. Los grifos están cerrados. Aquí es donde entra el falso embajador Manuel Manonelles. Instalado oficialmente en la representación « Government of Catalonia », en la calle de la Cité 1, en Ginebra. En el lugar, encontramos que hay muy poca actividad. Que no se garantiza la permanencia y que debemos dejar nuestros datos de contacto a la recepcionista del centro de negocios "Multiburo" que alberga esta falsa embajada. Esperando ser contactado por el falso diplomático con un ingreso anual de 85000 euros. Los "chilles" están confirmados por el muy útil informe del Tribunal de Cuentas. Este documento de 716 páginas enumera los costos financieros de las actividades externas de la Generalitat entre 2011 y 2017. Y todo lo demás no está allí. Recientemente se informó en la prensa que el aparato separatista fue acusado de haber perdido más de 7,000 documentos contables. Por su parte, Manonelles, al igual que sus otros colegas, tiene un presupuesto de varios cientos de miles de euros. Es el precioso cinturón de transmisión entre el régimen de Torra y sus actividades de propaganda al aire libre. Nuestra investigación muestra los rastros de estas oficinas en París, los Balcanes y los países escandinavos, pero también en Alemania, Bruselas, Austria, Italia y los Estados Unidos. Se estima la presencia de estas falsas embajadas catalanas en unos cuarenta países. Cientos de millones de euros se han desviado de su destino original. ¿Qué pasa con las autoridades? La "verdad"? El servicio de protocolo español es para suscriptores ausentes. Todo descansa en los países anfitriones. En Suiza, el « Government of Catalonia » no está en la lista oficial del Departamento Federal de Asuntos Exteriores (DFAE). Normal, Cataluña no es un estado. Pero esto no significa que las autoridades suizas se apresuren a actuar. Miran a otro lado.

5188003A-4105-459E-8E56-5A98C0C8CBEF.jpegNos pusimos en contacto con ellos varias veces. La laxitud es sideral. España no protesta. ¿Cuáles son las misiones de estas falsas embajadas? Además de alquilar stands, recibir a la concejal Meritxell Budó en sus viajes y hacer que firme el libro de oro. La falsa embajada permite sacar dinero público de la autonomía catalana; Llevar a cabo una campaña sistemática de denigración contra la democracia española; para comprar influencias: periodistas, políticos, círculos culturales, gente de la televisión y hacer creer que la autonomía catalana opera independientemente como un país por derecho propio. Todo esto sin informar a Madrid, ya que se escapa del protocolo ni de la autoridad del país anfitrión cuando uno cierra los ojos. Que es el caso de Suiza. Veamos lo que pensará el presidente de la Unión Europea (UE), Antonio Tajani, a quien denunciamos el sistema. Cuando la asesora Budó y su guardia pretoriana, a bordo de una limusina privada conducida con un chófer, precedida por un taxi, después de haber avivado a los miembros del centro catalán al que ella desairó a los petits fours, fue a saciarse, siempre rodeada de su guardia y Manonelles en el restaurante « Vieux Lausanne » en Lausanne, donde los platos no bajaban de los 30 euros al filete de 50 euros y las botellas de vino pueden exceder los 200 euros. Información obtenida en el restaurante , resulta que los ocho clientes han consumido generosamente. Desde cervezas hasta botellas de vino con suculentos platos y hasta Calvados y cafés. A partir de los diversos testimonios recopilados, taxista, personal de seguridad, agencia de alquiler de limusinas con conductor, etc., estimamos el costo financiero de la escapada suiza de dos días del concejal Meritxell Budó a unos 10 000 euros. Mientras tanto, ¡los catalanes hacen cola en los hospitales!

12/06/2019

Quand la conseillère à la présidence de la Generalitat séparatiste débarque à Lausanne ce n’est pas pour du tourisme...

E645CD1D-B56F-4E69-8C33-E1E037AE865B.jpegMardi 4 juin 2019, quand la conseillère de la présidence de Quim Torra débarque du vol EasyJet Barcelone - Genève de 17:00 - 1835, ce n’est pas pour admirer le jet d’eau. Mais bien dans le cadre de l’exécution de la feuille de route de Generalite séparatiste 2019-2022 qui consolide les infrastructures et réseaux tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’autonomie pour la naissance d’une république catalane d’ici 2030.
Ce plan décrit, entre autres, comment il s’agit d’animer les ressortissants de l’autonomie catalane à l’étranger. Cela concerne les étudiants, les émigrés mais aussi les associations culturels. Dans cette constellation, la conseillère Meritxell Budó est venue s’entretenir avec l’influent cercle catalan de Lausanne - Genève. Celui-ci célébrant, cette année, son cinquantenaire. On sait qu’il est complètement à la merci des séparatistes. Ces derniers y invitent des conférenciers, la fugitive Marta Rovira ou encore des journalistes du milieu. Telle que cette référence du journalisme suisse que l’on ne nommera pas qui a publié plus de trente textes pro séparatistes, dans son journal en ligne, sans laisser une seule fois la parole à la majorité sociale catalane non indépendantiste. Mais revenant à l’équipe dirigeante du nébuleux cercle catalan de la rue de Genève 91, à Lausanne. C’est manifestement eux également qui ont réservé et organisé une partie substantielle du 33ème Salon du livre à Genève, du 1er mai au 5 mai derniers. On se rappelle encore comment leur invitée la propagandiste - journaliste spécialisée en communication et relation internationale - Mireia Domènech i Bonet avait fustigé l’Espagne comme État sous influence franquiste ou encore qualifié le parti politique Ciudadanos (Cs) d’extrême droite, tout comme la formation Vox. Là aussi, on s’était étonné de ne voir aucune réplique de l’autorité espagnole.

271F1EB8-B4EE-480C-B726-7E3C56CFE509.jpegLa question se pose alors avec quel argent ? Le centre catalan ne roule pas sur l’or. Il a même dû fermer une partie du mois de décembre 2017. En raison de l’application de l’article 155 dans l’autonomie catalane. Du contrôle des finances de la Generalitat. Les robinets étant fermés. C’est là qu’intervient le faux ambassadeur Manuel Manonelles. Officiellement installé dans la représentation Government of Catalonia, à la rue de la Cité 1, à Genève. Sur place, nous constatons qu’il n’y ait que très peu. Qu’aucune permanence n’y est assurée et qu’il faut laisser nos coordonnées à la réceptionniste du business center « Multiburo » qui abrite cette fausse ambassade. Dans l’espoir d’être contacté par le faux diplomate au revenu annuel de 85000 euros. Les chilles sont confirmés par le très utile rapport du Tribunal de Cuentas. Ce document de 716 pages répertorie les coûts financiers des activités extérieures de la Generalitat entre 2011 et 2017. Et encore tout n’y est pas.

804E2634-5656-4F36-ACD8-680BBE0FB017.jpegOn l’apprenait récemment par voie de presse qu’il était reproché à l’appareil séparatiste d’avoir égaré plus de 7000 pièces comptables. Pour sa part, Manonelles, comme ses autres collègues, dispose d’un budget de plusieurs centaines de milliers d’euros. C’est la précieuse courroie de transmission entre le régime Torra et ses activités de propagande extérieures. Nos recherches permettent de relever les traces de telles officines à Paris, dans les Balkans et dans les pays scandinaves mais également en Allemagne, à Bruxelles, en Autriche, en Italie et aux États-Unis. On estime la présence de ces fausses ambassades catalanes dans une quarantaine de pays. Ce sont des centaines de millions d’euros qui ont ainsi été détournés de leur destination initiale. Qu’en est-il des autorités ? Les « vraies » ? Le service du protocole espagnol est aux abonnés absents. Tout repose alors sur les pays hôtes. En Suisse, « Government of Catalonia » ne figure pas sur la liste officielle du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Normal, la Catalogne n’est pas un État. Mais ce n’est pas pour autant que les autorités helvétiques se pressent à agir. Elles regardent ailleurs. On les a contactées à plusieurs reprises. Le laxisme est sidéral. L’Espagne ne proteste pas. Quelles sont les missions de ces fausses ambassades ? En plus de louer des stands, de recevoir la conseillère Meritxell Budó dans ses déplacements et de lui faire signer le livre d’or. La fausse ambassade permet la soustraction de l’argent public de l’autonomie catalane; de livrer une campagne systématique de dénigrement à l’encontre de la démocratie espagnole; d’acheter des influences - journalistes, politiques, milieux culturels, gens de la télévision et faire croire que l’autonomie catalane fonctionne indépendamment comme un pays à part entière. Le tout sans rendre compte ni à Madrid puisqu’échappe au protocole ni de l’autorité du pays hôte quand celui ferme les yeux. Ce qui est le cas de la Suisse. A voir ce qu’en pensera le président de l’Union européenne (UE) Antonio Tajani à qui nous avons dénoncé le système.

628C3989-8C19-4578-AA74-6A5D7DBFC6C1.jpegQuand à la conseillère Budó et sa garde prétorienne, à bord d’une limousine privée avec chauffeur précédée d’un taxi, après avoir attisé les membres du centre catalan dont elle a snobé les petits fours, elle est allée se rassasier, toujours entourée de sa garde et de Manonelles dans le guindé restaurant lausannois le « Vieux Lausanne » où les mets ne se monnaient rarement en-dessous de 30 euros jusqu’à l’entrecôte à 50 euros et les bouteilles de vins peuvent dépasser les 200 euros. Des renseignements obtenus dans l’établissement public, il s’avère que les huit convives ont généreusement consommés. Allant des bières aux bouteilles de vins agrémentant de succulents plats et jusqu’au Calvados pousse café. Des divers témoignages recueillis, chauffeur de taxi, personnel de sécurité, agence de location de limousine avec chauffeur etc, nous estimons le coût financier de l’escapade helvétique de deux jours de la conseillère Meritxell Budó à quelques 10’000 euros. Pendant ce temps, les Catalans font la queue dans les hôpitaux !