22/12/2019

Message de Noël de Marita Rodríguez de l’Association pour la Tolérance...

AE07C1D4-BECD-4E92-B970-B3D6A40FB37E.jpeg«François, vous avez raison. Quand on va à l'encontre du discours dominant, ce n'est généralement pas par intérêt, mais par pur altruisme; par dignité personnelle, par largeur d'esprit, par grandeur d'âme et par sens de la solidarité avec les plus faibles.
Il est évident que l'on assume des risques et des dépenses et des usures de toutes sortes. C'est votre grandeur; vous le faites parce que c'est votre philosophie de vie; être bon pour vous-même.

Le plus agréablement surprenant dans votre cas est que vous avez réagi comme si vous étiez une victime directe de ce nationalisme castrateur.

Il est possible que si j'étais vous, je n'aurais même pas remarqué ce qui se passe en Catalogne. Il n'est pas nécessaire d'aller aussi loin. En Espagne, la plupart des gens ne se rendent pas encore compte de beaucoup de choses; du moins, ils ne sont pas disposés à le faire pour ne pas avoir à se poser de questions en conscience et à agir en conséquence. »

Ma réponse à Marita Rodríguez, avec toute mon affection :

«Peut-être que pour des raisons personnelles et historiques, je sais que le projet indépendantiste catalan s’est construit sur des mensonges, sur la falsification de l’histoire, sur l’endoctrinement dans les écoles, sur la manipulation des masses à l’étranger et a comme principal objectif de camoufler plusieurs décennies de corruptions et de malversations. Finalement, cela touchera tout le monde, d’une manière ou d’une autre, en Europe. »

FM

Marita Rodríguez, Noël 2019

L’Asociacíon por la Tolerancia, Barcelona 

26 ans de militantisme contre le nationalisme et le suprémacisme dans l’autonomie catalane

https://youtu.be/njVXkz0WbC0

12/12/2019

Des liens d’affection très étroits entre le FC Barcelone et le dictateur Franco !

A56236CC-320B-4DC0-997E-4D116AFC14CF.jpegFM : La devise du FC Barcelone, appelé communément le Barça, est Mes que un club (« Plus qu’un club »). D’autre part, il finance ouvertement, entre autres, lelobby séparatiste Diplocat dans ses activités subversives internationales. Cela voudrait dire que le Barça fait autre chose que la promotion du sport ?

Nicolas Klein : Le FC Barcelone est un organisme politique depuis plusieurs décennies et il le revendique d’ailleurs aujourd’hui. Beaucoup sont les commentateurs, notamment en France, qui tombent dans le panneau en le présentant précisément comme un « porte-parole du peuple catalan » (comme si tous les Catalans avaient besoin d’un tel représentant, pensaient la même chose, étaient des mordus de football ou soutenaient le FC Barcelone).

Sa direction et une partie non négligeable de ses supportersservent aujourd’hui bien volontiers de courroie de transmission des consignes venues de la Généralité de Catalogne elle-même ou des associations et lobbies qui gravitent autour d’elles, utilisant pour ce faire des chants, banderoles et dispositifs très orientés. De quoi rappeler certaines époques pas si lointaines de l’histoire européenne…

76A06EEE-8CFD-4F72-8C00-6AC37E4501A9.jpegFM : Les archives disponibles démontrent que les relations entre les Blaugranas et Franco étaient plutôt bonnes. Quel est votre avis ?

Nicolas Klein : C’est quelque chose de bien connu et documenté en Espagne – mais que seuls les séparatistes catalans ne veulent pas reconnaître, évidemment. Le FC Barcelone a bénéficié des largesses du régime franquiste, notamment en termes financiers et matériels (pour la rénovation du Camp Nou ou la construction d’infrastructures abritant des compétitions dans d’autres disciplines, comme le Palau de Gel).

Francisco Franco est intervenu personnellement à plusieurs reprises pour faire annuler les dettes colossales du club. Au contraire, rien ne prouve concrètement que le dictateur ait cherché à défavoriser le FC Barcelone (les traditionnels griefs autour du transfert de joueurs comme Alfredo di Stéfano n’ont jamais pu être soutenus par des argumentations probantes et rationnelles). L’on sait par exemple qu’une vedette du ballon rond comme László Kubala n’aurait jamais pu atterrir en Catalogne si Franco n’avait pas personnellement voulu faire de son départ de Hongrie un modèle de réussite de l’Ouest face au bloc communiste… et avait pour ce faire choisi Barcelone.

D282E209-385C-41DB-8072-8A73BB9BB188.jpegNotons par ailleurs que le Barça a remis au dictateur non pas une mais deux médailles d’or officielles entre 1939 et 1975 – un excès de zèle qui a une signification claire et précise Cette distinction n’a d’ailleurs été annulée qu’en 2019 et il aura donc fallu que 44 ans s’écoulent depuis le retour à la démocratie en Espagne pour que le club ose « profaner » la mémoire du caudillo

Ces éléments sont toutefois méconnus à l’étranger puisque l’idée générale qui prévaut concernant le Barça est qu’il s’est toujours agi d’un héraut de la démocratie et des droits des minorités et des régions – notamment face au Real Madrid, qui aurait été le club du régime. Curieux régime que celui de Franco qui aurait permis au Barça et à l’Athletic Bilbao(autoproclamés représentants de régions « maltraitées ») de remporter plus de Coupes du Généralissime que n’en a jamais eues le Real Madrid à cette époque. Curieux régime aussi que celui de Franco, qui a ordonné la censure totale sur le soutien du Real Madrid (et de son président emblématique Santiago Bernabéu) au prétendant libéral à la Couronne espagnole, le comte de Barcelone, alors en exil à Estoril et opposé à Franco

3820EC85-D7C6-49BA-8756-5D6465D92980.jpegFM : Des séparatistes catalans voudraient aujourd’hui enlever les deux prix que le caudillo a reçu du FC Barcelone. Qu’en pensez-vous ?

Nicolas Klein : Comme je le disais plus haut, ces deux médailles d’or ont été officiellement retirées par le club au généralissime cette année, en octobre dernier. Outre le fait que l’on se demande pourquoi une telle décision n’a pas été prise avant (puisque, selon le club, le Barça était obligé de les lui remettre), il faut bien dire que le geste semble un peu dérisoire. Si les symboles ont leur importance, il faut aussi avoir le courage de les défendre là et au moment où c’est le plus difficile, pas 44 ans après la mort d’un dictateur.

Pour le reste, le Barça remet des médailles et autres distinctions à qui lui semble bon. Mais qu’il ne vienne pas ensuite se présenter comme un résistant face aux autorités…

963238AE-2B5F-47A3-B55A-AFE17BB4130B.jpegFM : Récemment, j’ai assisté à la rencontre Barça-Borussia Dortmund et constaté que la sécurité du stade étaient très attentive à la fameuse minute 1714’’ de chaque mi-temps, afin que les symboles idéologiques ne soient plus exhibés en dehors du carré des supporters bleu-grenat. Est-ce que l’UEFA a le FC Barcelone dans le collimateur ?

Nicolas Klein : L’UEFA a tenté, au cours des dernières années, de surveiller d’un peu plus près les manifestations de propagande politique en Europe, en particulier concernant le FC Barcelone et ses soutiens. L’ancien entraîneur iconique du club, Pep Guardiola, a été sanctionné en Angleterre pour avoir porté, alors qu’il était présent sur le banc des remplaçants, un ruban jaune (symbole de l’indépendantisme catalan) sur sa veste.

De même, l’organisation du fameux clásico entre Real et Barça le 18 décembre prochain soulève de nombreux problèmes. Le match a déjà dû être reporté suite aux émeutes d’octobre dernier en Catalogne. L’organisation Tsunami Democràtic, piloté en sous-main par Carles Puigdemont depuis Waterloo, menace de perturber fortement la rencontre, que ce soit dans le stade ou à ses abords. Connaissant les méthodes de ce type de lobbies, on est en droit de se demander si le match ne devrait pas se dérouler en terrain neutre, loin de Barcelone. Et on est aussi en droit de se demander si les autorités du club ne devraient pas une bonne fois pour toutes condamner ces actions et mettre en place des dispositifs visant à les prévenir.

Lausanne, le 12 décembre 2019

09/12/2019

Catalogne : à quoi joue le Club suisse de la presse ?

1DE61AD1-A4B7-46B7-99D1-F63417661975.jpegLe sélect Club suisse de la presse poursuit sa propagande séparatiste !

Mardi 10 décembre 2019, à Genève, l’appareil séparatiste et suprémaciste catalan aura, une fois de plus, une tribune de choix.

Le « Club suisse de la presse » (CSP) a déjà fait le coup, l’an dernier à la même période. Organiser un parterre de leaders séparatistes catalans en les personnes de Carles Puigdemont, Marta Rovira ou encore le lobbyiste Nico Krisch, connu sur les réseaux sociaux pour déverser régulièrement son fiel sur l’Espagne, sans aucun contradicteur. Faisant la promotion de leur vérité sur la crise catalane. On est très loin du journalisme d’investigation et de la recherche de la vérité. À l’époque, l’échange de courriels entre votre serviteur et Guy Mettan, l’ancien directeur, avait été virulent. Mettan considérant Puigdemont et Rovira comme des victimes d’une oppressante dictature espagnole. Hors, dans les faits, il n’en est rien. Les deux fugitifs étant à l’origine de la tentative du coup d’État des 6 et 7 septembre 2017.

E5FDB0D9-8D01-4156-82B8-8506314F1C6B.jpegLe premier étant le légataire désigné d’une bourgeoisie catalane corrompue et corruptrice... une partie, pas toute heureusement.

La seconde est la secrétaire générale d’une formation politique d’extrême gauche d’obédience marxiste-léniniste que personne ne voudrait en Europe. La gauche républicaine catalane (ERC) qui ne fut pas étrangère à l’installation des premiers camps de concentration, dans l’autonomie catalane, en 1934, et des tueries de masses conduites et permises par le président catalan Lluís Companys.

Il y a un peu plus de deux ans, l’autonomie catalane, en Espagne, était victime d’une attaque en règle contre la démocratie et contre les quelques 5,4 millions de catalans et espagnols non séparatistes. Soit, la majorité sociale catalane dont l’existence est tue par nos médias.

F4D9A2BA-538F-455B-AE1F-47C6EFF23504.jpegCe mardi, Pierre Ruetschi, nouveau directeur du CSP, réunit un parterre de huit intervenants au nombre desquels on trouvera Jaume Bardolet, un coordinateur du lobbyiste Assemblée nationale catalane (ANC) qui ne représente que les séparatistes et non pas tous les catalans. C’est cette entité qui encourage les pompeusement nommés Comités de défense de la République (CDR) sur le chemin de la violence et de la guérilla urbaine dans les rues catalane. Nous les avons du reste dénoncé à la Cour européenne des Droits de l’Homme. La stratégie de communication à l’international est très bien rodée :

1) S’exprimer au nom de tous les catalans même si on est illégitime pour le faire;

2) Passer sous silence l’existence de la majorité sociale catalane non séparatiste;

3) Faire croire que l’Espagne est une dictature fasciste (plus le mensonge est répété plus il s’incruste).

C266415F-645B-46E1-9CC3-F6EA23C0EAAE.jpegEst également annoncée, Elena Jiménez-Botías, membre de Òmnium Cultural. Il est question d’un autre lobbyiste bien connu pour la production et la diffusion de clips-vídeos dignes des manipulations des masses des pires dictatures. Comme ce fameux clip qui présentait les rues de Barcelone en guerre comme celle de l’Ukraine durant les affrontements armés avec le voisin russe. Le ministre espagnol des affaires étrangères Josep Borrell l’exprime, on ne peut plus clairement : il faut être mal de la tête pour prétendre qu’il y a de l’oppression à Barcelone. On ne saurait pas si bien dire. Du reste la Cité de Gaudi est à majorité constitutionnaliste et est fortement encrée, tout comme l’artiste, dans la culture et dans l’histoire de l’Espagne.

En plus d’une basque Begoña Axta représentant un observatoire des droits humains s’ajoute d’autres intervenants pseudo spécialistes des droits humains et même des droits linguistiques. Sur ce point, on connaît la rengaine :

73836F6B-675A-4671-85E5-C3DCFFCEB939.jpeg« L’Espagne nous empêche de parler catalan ! » Alors qu’il n’y a rien de plus faux. 

Quant aux droits humains, que les leaders politiques respectent la Constitution - le ciment du vivre ensemble, le Statut de l’autonomie et encore l’obligation d’amender un nouveau projet de loi ne font-ils pas partie du minimum que l’on est en droit d’attendre dans le domaine ? Et que ces mêmes élus ne s’adonnent pas à des malversations et à des détournements de fonds publics ne font-ils pas partie aussi des droits humains ? Et que les commerces comme les citoyens ne partageant pas le dessein de la sédition ne soient pas discriminés fait aussi partie des droits humains me semble-t-il. Il n’y a pas de prisonniers politiques en Espagne. Il y a des politiques corruptibles et corrupteurs qui sont en prison pour des violations du code pénal. Ce n’est pas la même chose.

En Suisse, sans tenir compte des malversations, ces gens tomberaient sous le coup de l’article 265 du Code pénal - Crime contre l’État ou contre la défense nationale. La peine est aussi la prison. 

111235E8-D716-4544-8DBB-EB00B1AB21C5.jpegTout ce beau monde tiendra une conférence de presse tirant à boulets rouges sur l’Espagne, démocratie très bien notée par les institutions officielles et sérieuses, et partenaire politique comme économique de la Suisse.

On est en droit de se demander à quoi joue le Club suisse de la presse. Il est encore temps pour tout les amoureux de la démocratie et du bon journalisme d’investigation - à contrario des communicants et propagandistes - de se manifester en lui écrivant. En protestant contre de tels événements totalement orientés et servant les desseins d’un appareil séparatiste qui cultive le suprémacisme et la xénophobie en Europe.

Nous sommes confrontés à une idéologie totalitaire d’exclusion. Nous sommes tous concernés !

Ci-dessous, mon intervention sur la question dans le quotidien espagnol et catalan « elCatalan »

https://www.elcatalan.es/el-selecto-club-suizo-de-la-prensa-continua-su-propaganda-separatista