28/11/2019

Participation du fugitif Carles Puigdemont au Crans Montana Forum, à quel prix ?

3124228F-4DEA-45A8-8347-4C7DF53A64FE.jpeg« Participation du fugitif Carles Puigdemont au Crans Montana Forum, à quel prix ? »

À l’intention du président fondateur Jean-Paul Carteron,

via : info@montana30.org

Récemment le très sérieux blog catalan espagnol « Dolça Catalunya » a relayé - voir lien en annexe - que le Juge No 1 de Barcelone a diligenté la Guardia Civil - police judiciaire espagnole - pour enquêter sur un versement de 300’000 euros effectué au profit de Crans Montana Forum. Octroyant le statut de VIP à Carles Puigdemont, l’un des auteurs de la tentative de coup d’État des 6 et 7 septembre 2017, dans l’autonomie catalane, en Espagne. 

Ce paiement, si il était avéré, aurait acheté le droit en faveur du putschiste de donner des conférences lors des derniers forums se tenant à Genève.

0886FDC9-0CF5-4DF1-B620-2FD368E8EAC7.jpegCi-dessous, vous trouverez une photo d’évènement prise sur la toile et ci-dessus une photo prise par notre association Catalunya peuple d’Espagne CPDE, le jeudi 27 juin 2019, à 20:02, à l’entrée de l’Hôtel des Bergues, à Genève, alors que Monsieur Puigdemont se rendait au dîner de gala, invité par Jean-Paul Carteron.
Les investigations conduites par la justice catalane et espagnole seraient motivées par les notes retrouvées dans le bureau du collaborateur Víctor Terradellas.


Vu ce qui précède et vu les difficultés que rencontre, aujourd’hui, l’autonomie catalane, en Espagne : augmentation du chômage et de la pauvreté; départs d’entreprises; chute du tourisme; fermeture de l’accès aux marchés internationaux du crédit etc et etc, nous apprécierons tout particulièrement que Monsieur Jean-Paul Carteron se positionne sur ces récentes informations repayées par quelques médias en Catalogne.

AFF7A71A-7429-4DFA-9B08-8147CD9390AC.jpegFrançois Meylan
Pour le Comité
Catalunya peuple d’Espagne CPDE
Lausanne

https://www.dolcacatalunya.com/2019/11/que-diu-que-la-generalitat-va-pagar-300-000e-perque-el-motxo-dones-xerradetes-a-suissa/

06/11/2019

Lluis Companys... tantôt assassin, tantôt martyr, dans tous les cas, tortionnaire !

3BF9132E-6669-4BBD-A5BF-C7A57F2D932E.jpegL’histoire des vivants ne lui a encore jamais demandé réparation. Pourtant, ce sont des milliers de personnes qui ont été exécutés et même torturés par le fondateur de la gauche républicaine catalane (ERC) Lluis Companys. 

Entretien exclusif avec le professeur et spécialiste de l’Espagne Nicolas Klein. 

FM : Le fondateur de l’ERC, Lluís Companys, ange ou démon ?

Nicolas Klein : Je ne crois pas que le débat doive se poser en ces termes, tout du moins d’un point de vue historique. Il n’existe pas des « gentils » et des « méchants » dans notre passé et je prône une vision plus dépassionnée du sujet.

En revanche, il existe des options politiques plus ou moins violentes, plus ou moins démocratiques, plus ou moins souhaitables à notre époque. Lluís Companys (1882-1940), fondateur de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC, l’un des deux principaux partis indépendantistes catalans actuels), est une icône révérée par l’ensemble du séparatisme. Il a pourtant beaucoup de sang sur les mains, notamment en tant que président de la Généralité de Catalogne (1934-1940). Son exécution par le régime franquiste à Barcelone ne doit pas masquer les responsabilités immenses qu’il a dans la mise en place de camps de concentration, dans la mise à mort sommaire de ses opposants et de nombreux ecclésiastiques, etc.

En ce sens, la conception de la politique par Companys n’avait rien de démocratique (il parlait lui-même de « démocratie expéditive », ce qui en dit long sur le personnage). Il n’est donc pas surprenant qu’il soit admiré par ses descendants idéologiques…

FM : Je trouve très peu de sources d’informations en français sur l’ancien président catalan qui ne soient pas convenues et même plutôt flatteuses pour un leader à qui d’aucuns attribuent le qualificatif d’assassin. Pourquoi ?

Nicolas Klein : Le décès de Companys, exécuté par le régime franquiste après avoir été arrêté en France par la Gestapo et extradé outre-Pyrénées, le pare aujourd’hui d’une aura de martyr des droits de l’homme. Ceux qui l’ont emprisonné et assassiné étaient-ils des modèles de démocratie ? Certainement pas. Cela en fait-il pour autant un « combattant de la liberté » ? Absolument pas.

Mais en France, tout comme en Espagne, certains ne voient l’histoire qu’en noir et blanc, de façon caricaturale et manichéenne.

FM : Que sait-on de la santé mentale de Lluís Companys ?

Nicolas Klein : C’est évidemment difficile à dire et je ne suis ni spécialiste du personnage, ni psychiatre. Je me méfie par ailleurs de la psychiatrisation des militants ou dirigeants politiques car elle tombe souvent « à côté » et aboutit finalement à déresponsabiliser lesdites personnes. Je pense que Lluís Companys était très conscient de ce qu’il faisait, des crimes qu’il commettait ou ordonnait de commettre et de l’objectif qu’il recherchait.

Il est revanche probable qu’il avait un certain goût du sang et du pouvoir qui en pousserait plus d’un à le considérer comme fou ou, en tout cas, névrosé.

FM : L’association suisse Catalunya peuple d’Espagne a déjà envoyé deux dossiers sur les nombreux assassinats mandatés par Lluís Companys au Vatican pour contrer un groupe d’influence qui tente de faire béatifier le meurtrier. Son nom ne devrait-il pas quitter définitivement l’espace public catalane pour faciliter une réconciliation entre tous les protagonistes de la crise catalane ?

Nicolas Klein : À titre personnel, je ne suis pas favorable à la « censure odonymique », qui consisterait à effacer de l’espace public (plaques de voies, monuments, etc.) des personnages ou des événements – en tout cas pas de façon systématique. Lluís Companys fait partie de l’histoire espagnole en général et catalane en particulier et, à ce titre, il ne devrait pas disparaître.

En revanche, il conviendrait sans doute de ne plus l’honorer comme le font aujourd’hui les autorités catalanes (et je ne parle même pas d’une canonisation par le Vatican, ce qui serait absolument ahurissant). Par ailleurs, si l’on considère que toutes les personnalités plus ou moins proches du franquisme doivent être effacées de l’espace public pour des considérations démocratiques, il faudrait également en éliminer le nom de Lluís Companys et d’autres personnages de l’histoire catalane dont les déclarations, écrits ou agissements sont xénophobes voire violents (Bartomeu Robert, Enric Prat de la Riba, etc.)

24/10/2019

C’est le chaos qui attend la Catalogne, selon le professeur catalan et espagnol Joan López Alegre

0E0C1ABE-7D19-464C-B402-4EDB660E4C66.jpegJoan López Alegre, connu aussi médiatiquement comme le « Català Tranquil » enseigne l'économie numérique, dans l’autonomie catalane. Chroniqueur, journaliste, enseignant, Joan López, que j’ai moi-même eu la chance de rencontrer, est une personnalité que l’on ne présente plus tant à Barcelone qu’à Madrid. 

Pour le célèbre blog « Dolça Catalunya », il nous explique ce qui se passe en Catalogne :

« Ce que nous vivons en Catalogne de nos jours est absolument planifié depuis longtemps. Le contenu du jugement n'a aucune influence sur le vandalisme violent qui s'est produit en Catalogne.

Les dirigeants indépendantistes (...) l'ont annoncé et travaillent depuis longtemps à sa planification, tout comme ils ont prévu la tentative de sédition unilatérale en 2017.

Quelle que soit la peine imposée aux politiciens séditieux, au moment où la sentence a été rendue publique, le haut commandement séparatiste avait décidé que c'était le bon moment pour créer un climat de terreur qui obligerait l'État à s'asseoir à une table et à céder à son faux référendum qui ne peut aboutir qu'à une sédition.

1D52F20C-AFDA-4297-810B-9E26ACF4DF95.jpegDès le début des événements, si l'on revoit les déclarations des dirigeants séparatistes, tant de Junts per Catalunya (JxCat), d'ERC, ou de la CUP, l'objectif est de créer un Maidan catalan. Une occupation du Paseo de Gracia qui kyste la situation et crée une tension insoutenable. (…) L'objectif de l'indépendance est que la population catalane elle-même, ainsi que les forums internationaux, finissent par demander à l'État espagnol de céder en échange d'un prétendu apaisement de la situation qui, en réalité, conduirait bientôt à la création d'un nouvel État non démocratique, la République catalane rêvée.

Ce à quoi ressemblerait l'avenir au cas où la violence obtiendrait le bénéfice de la cession n'est pas une opinion, les lois de la déconnexion et de l'éphémère dessinent cet État non démocratique d'une manière non déguisée : une nouvelle constitution promue par des assemblées populaires et des magistrats nommés par le pouvoir politique. Encore une fois, à la soviétique. (…)

Depuis très longtemps, pendant des décennies, et de façon croissante, une histoire s'est créée à partir de toutes les instances nationalistes, en particulier les médias et la sphère éducative, qui présente l'Espagne comme hostile aux Catalans. (…) Le gouvernement de la Nation ne peut abandonner ses fonctions en abandonnant à son sort des millions d'Espagnols résidant en Catalogne ou sur une grande partie de son territoire.

Ils ne vont pas s'arrêter tant qu'ils ne l'auront pas atteint ou qu'ils n'auront pas détruit la Catalogne dans cette tentative, parce qu'ils sont fanatiques. »

*Extraits recueillis sur le site de Dolça Catalunya