09/07/2022

Twitter : avenir boursier très incertain…

7702C46A-732E-4DD3-99DF-02D0D06457AD.jpegElon Musk ne rachètera finalement pas Twitter. Le couperet est tombé ce vendredi 8 juillet 2022, après la clôture des marchés. Sans être une surprise, cela augure des temps quelque peu difficiles pour l’oiseau Twitter. Parce qu’en plus d’une censure digne d’un régime totalitaire pour toute information contrariant les intérêts financiers de laboratoire comme Pfizer, cette saga de printemps a mis en exergue ce qui gangrène les plus grands réseaux sociaux : « la pourriture. » C’est-à-dire cette flopée de faux comptes et de troll difficile à estimer. Malheureusement, en terme de réseaux sociaux la réalité est souvent plus crue que les fantasmes du « monde » virtuel. Pour autant, on ne saurait actuellement se passer de l’oiseau de bonne ou plutôt de mauvaise augure. Twitter est devenu un outil de commun incontournable tant pour les annonces officielles que pour les vitrines des politiques et autres faiseurs d’opinion. Quant à la capitalisation boursière de ce géant Wall Street elle appert surfaite. L’action qui côte actuellement aux alentours de 35 dollars pourrait être un achat intéressant, pour le long terme, dans la zone des 25 dollars ! Selon zonebourse (1), la trésorerie nette de la société serait de plus de 3,3 milliards de dollars et l’entreprise est rentable. Le consensus de 36 analystes détermine une recommandation de « CONSERVER » sur le titre avec un objectif à 49.18 dollars. Le ratio cours de l’action / bénéfice (PER) est estimé à 160.22 par Swissquote et à 83.8 par zonebourse. Autant dire que l’action est nettement actuellement surévaluée. Cet écart qui passe quasiment du simple au double entre l’estimation de Swissquote et de zonebourse préfigure de la difficulté à dessiner l’avenir immédiat de Twitter : imbroglio juridique immédiat et couteux? nouvelle manœuvre de prédation de la part d’Elon Musk ou autre ? Nul ne le sait. Mais la visibilité est l’élément fondamental pour l’investisseur. 

20B069EB-2F74-41D1-B987-E3755719A626.jpegPour ne rien louper de la saga … 

SAN FRANCISCO (awp/afp) - Une bataille juridique s'annonce à l'horizon après la rupture de l'accord de rachat de Twitter pour 44 milliards de dollars par Elon Musk, le patron de Tesla et SpaceX, qui signe la fin d'un d'un rêve pour les uns, d'un cauchemar pour les autres.

Dans une lettre publiée vendredi par le gendarme boursier américain, ses avocats assurent que Twitter n'a pas respecté ses engagements pris dans l'accord, notamment en ne fournissant pas toutes les informations demandées sur le nombre de comptes inauthentiques et de spams.

"Twitter n'a pas respecté de multiples clauses de l'accord, et semble avoir donné des informations fausses et trompeuses sur lesquelles M. Musk s'est basé pour s'engager dans l'accord d'acquisition", indique la lettre.

Twitter a répété à plusieurs reprises ces dernières semaines que le nombre de faux comptes sur sa plateforme était inférieur à 5%. Le multimilliardaire et son équipe estiment que le réseau ment, et que cela affecte la viabilité et la valeur de la société.

La décision affichée d'Elon Musk ne garantit pas que l'acquisition n'aura pas lieu. "Il a signé un accord qu'il est légalement obligé de respecter", a tweeté Ann Lipton, professeure de droit à l'université de Tulane.

"C'est un scénario désastreux pour Twitter et son CA, car l'entreprise va maintenant devoir affronter Musk dans une longue bataille judiciaire pour sauver la transaction et/ou récupérer au moins un milliard de dollars", a réagi l'analyste Dan Ives.

Dans la lettre, les avocats d'Elon Musk évoquent aussi des licenciements récents d'employés de Twitter et le gel des recrutements.

Ils ont clairement "listé le plus de motifs possibles pour éviter d'avoir à payer" l'amende prévue, a commenté auprès de l'AFP l'analyste Carolina Milanesi.

Mi-avril, après être graduellement -- et discrètement -- monté au capital du groupe, l'homme le plus riche au monde a proposé de racheter Twitter au prix de 54,20 dollars par action, soit 44 milliards de dollars en tout.

"J'ai juste une forte intuition qu'avoir une plateforme publique, largement inclusive, en laquelle on puisse avoir confiance, est extrêmement important pour le futur de la civilisation", avait-il alors déclaré lors de la conférence Ted2022.

Le CA a d'abord tenté de le repousser avant, le 25 avril, de finir par accepter de passer un accord définitif avec l'entrepreneur libertarien.

Depuis, le titre de Twitter a perdu plus d'un quart de sa valeur. L'action de Tesla a aussi dégringolé de près de 25% sur cette période.

Tragicomédie

Jeudi, l'analyste Angelo Zino de CFRA Research évoquait dans une note les probables "remords" d'Elon Musk alors que le prix initialement proposé est selon l'expert devenu "risible".

Le dirigeant d'origine sud-africaine s'était assuré du soutien de plusieurs grandes fortunes et sociétés d'investissement pour parvenir à la somme totale, et réduire la part qu'il devait emprunter aux banques. Ces prêts avaient inquiété le marché, car il s'agissait de crédits adossés à des titres Tesla.

Mais au-delà des considérations financières, les péripéties de ces dernières semaines ont montré le fossé qui sépare l'homme d'affaires, texan d'adoption, et l'entreprise basée à San Francisco.

Elon Musk défend une modération des contenus moins stricte et le retour de personnalités exclues pour avoir enfreint les règles, comme l'ex-président Donald Trump.

Sa vision se heurte à celle de nombreux employés de Twitter, d'associations et d'élus démocrates, qui demandent au contraire aux réseaux sociaux de mieux lutter contre les discours haineux, le harcèlement et la désinformation, dans l'intérêt des utilisateurs et de la démocratie.

Sur Twitter, où il est suivi par 100 millions de personnes, le bouillant entrepreneur a multiplié les critiques et attaques contre le réseau social, allant jusqu'à se moquer publiquement de cadres de l'entreprise et à adresser un émoji en forme de crotte au patron de la plateforme, Parag Agrawal, lors d'échanges au sujet des spams.

"Twitter est en moins bon état que quand tout a commencé", note Carolina Milanesi.

"Des cadres sont partis, rien n'a avancé... Mais le pire serait que Twitter force l'acquisition à avoir lieu", ajoute-t-elle. "Ils se retrouveraient avec un propriétaire qui ne veut pas de l'entreprise, et plein de ressentiment."

(1) https://www.zonebourse.com/cours/action/TWITTER-INC-38965...

12/10/2021

Facebook fait peur !

Facebook, Facebook krach, Facebook sur le déclin Cette semaine, Facebook, Instagram et Whatsapp ont souffert une panne qui a duré plus de sept heures ! Selon le site DownDetector, c’est la panne la plus importante depuis que ces plateformes existent. Des milliards d’utilisateurs ont été affectés. En premier lieu, les employés de Facebook qui ne pouvaient plus accéder aux outils de l’entreprise et même aux bâtiments. Les cartes d’accès ne fonctionnaient plus. Le siège social du géant bleu se trouve à Menlo Park, en Californie.

L’origine exacte de la panne de Facebook et de ses services reste inconnue. Si on ignore le « pourquoi », on connaît néanmoins le « comment. » Selon la firme, l’incident a été provoqué par un changement dans la configuration des routeurs. Au cœur même du réseau assurant le trafic entre les data centers.

Facebook a ainsi disparu d’internet pendant des heures.  Quelque chose ou quelqu’un a retiré ce qui permettait aux ordinateurs et autres appareils connectés à internet de trouver leur chemin jusqu’aux services du groupe. Lorsqu’une personne entrait l’adresse Facebook.com dans son navigateur, ce dernier n’avait aucune idée de la façon dont il pouvait rejoindre l’adresse. Engendrant un message d’erreur. Les services étaient toujours fonctionnels, mais inaccessibles. Dans le même temps, la rumeur circulait que les données personnelles d’un milliard et demi d’utilisateurs se trouvaient en libre accès sur des réseaux superposés tels que le darknet. Rumeur qui fut aussitôt démentie par la Direction de Facebook.

Cela fait réfléchir sur l’usage que nous faisons de nos données personnelles. Facebook s’enlise dans des problèmes d’image.

09/10/2021

Bitcoin, l’avenir est incertain…

IMG_4002.jpgLe bitcoin n’est pas une monnaie ! Nous ne le répéterons jamais assez. Une devise reflète la santé d’une économie ; ses perspectives ; sa stabilité politique ; une stratégie monétaire ; un ADN et son histoire. Il n’y a rien de tout cela avec le Bitcoin ni avec les cryptomonnaies en général. Par ailleurs, la cryptomonnaie ne peut être comparée à l’Or qui est un métal précieux que l’on trouve en quantité limitée. Le concept sous-jacent qui est la « Blockchain » est intéressant. Une blockchain ou chaîne de blocs est une technologie de stockage et de transmission de données sans organe de contrôle. Sécurisées par cryptographie, les informations échangées sont protégées contre la falsification. Si cette technologie tend à se développer, le bitcoin en tant que tel est purement spéculatif. C’est un actif qui se négocie tant qu’il y a des acheteurs et des vendeurs. Son prix ne repose sur aucune valeur intrinsèque. Les collections de timbres, les meubles anciens, l’art contemporain ou les voitures de collection sont aussi des actifs qui s’échangent, tant qu’il y a un marché (offre et demande). On comprend alors mieux la position de la Chine qui juge illégale toutes les transactions en cryptomonnaies. Le 24 septembre dernier, la Banque centrale chinoise a jugé que toutes les transactions financières impliquant des cryptomonnaies étaient désormais illégales. « Au cours des dernières années, le commerce et la spéculation autour du bitcoin et d’autres « monnaies » virtuelles se sont généralisés, perturbant l’ordre économique et financier, donnant lieu à du blanchiment d’argent, des collectes de fonds illégales, de la fraude, des systèmes pyramidaux et d’autres activités illégales et criminelles. » Dénonce la banque.

En juin dernier, les autorités chinoises avaient fait part de l’interpellation d’un millier de personnes soupçonnées d’avoir utilisé des ressources tirées du crime organisé pour acheter des cryptomonnaies. En plus, Pékin essaye également de limiter l’activité des « mines », ces infrastructures essentielles au fonctionnement du réseau de la monnaie décentralisée, mais très énergivores, alors que les prix de l’électricité gonflent à travers le monde (2). Avec les mêmes arguments, Elon Musk de Tesla avait déjà sonné le glas du bitcoin. Le constructeur automobile annonçant ne plus accepter le bitcoin. De son côté, Gary Gensler, responsable de la SEC – le gendarme des marchés, est aussi en faveur d’un durcissement à l’encontre de la cryptomonnaie.