12/10/2021

Facebook fait peur !

Facebook, Facebook krach, Facebook sur le déclin Cette semaine, Facebook, Instagram et Whatsapp ont souffert une panne qui a duré plus de sept heures ! Selon le site DownDetector, c’est la panne la plus importante depuis que ces plateformes existent. Des milliards d’utilisateurs ont été affectés. En premier lieu, les employés de Facebook qui ne pouvaient plus accéder aux outils de l’entreprise et même aux bâtiments. Les cartes d’accès ne fonctionnaient plus. Le siège social du géant bleu se trouve à Menlo Park, en Californie.

L’origine exacte de la panne de Facebook et de ses services reste inconnue. Si on ignore le « pourquoi », on connaît néanmoins le « comment. » Selon la firme, l’incident a été provoqué par un changement dans la configuration des routeurs. Au cœur même du réseau assurant le trafic entre les data centers.

Facebook a ainsi disparu d’internet pendant des heures.  Quelque chose ou quelqu’un a retiré ce qui permettait aux ordinateurs et autres appareils connectés à internet de trouver leur chemin jusqu’aux services du groupe. Lorsqu’une personne entrait l’adresse Facebook.com dans son navigateur, ce dernier n’avait aucune idée de la façon dont il pouvait rejoindre l’adresse. Engendrant un message d’erreur. Les services étaient toujours fonctionnels, mais inaccessibles. Dans le même temps, la rumeur circulait que les données personnelles d’un milliard et demi d’utilisateurs se trouvaient en libre accès sur des réseaux superposés tels que le darknet. Rumeur qui fut aussitôt démentie par la Direction de Facebook.

Cela fait réfléchir sur l’usage que nous faisons de nos données personnelles. Facebook s’enlise dans des problèmes d’image.

09/10/2021

Bitcoin, l’avenir est incertain…

IMG_4002.jpgLe bitcoin n’est pas une monnaie ! Nous ne le répéterons jamais assez. Une devise reflète la santé d’une économie ; ses perspectives ; sa stabilité politique ; une stratégie monétaire ; un ADN et son histoire. Il n’y a rien de tout cela avec le Bitcoin ni avec les cryptomonnaies en général. Par ailleurs, la cryptomonnaie ne peut être comparée à l’Or qui est un métal précieux que l’on trouve en quantité limitée. Le concept sous-jacent qui est la « Blockchain » est intéressant. Une blockchain ou chaîne de blocs est une technologie de stockage et de transmission de données sans organe de contrôle. Sécurisées par cryptographie, les informations échangées sont protégées contre la falsification. Si cette technologie tend à se développer, le bitcoin en tant que tel est purement spéculatif. C’est un actif qui se négocie tant qu’il y a des acheteurs et des vendeurs. Son prix ne repose sur aucune valeur intrinsèque. Les collections de timbres, les meubles anciens, l’art contemporain ou les voitures de collection sont aussi des actifs qui s’échangent, tant qu’il y a un marché (offre et demande). On comprend alors mieux la position de la Chine qui juge illégale toutes les transactions en cryptomonnaies. Le 24 septembre dernier, la Banque centrale chinoise a jugé que toutes les transactions financières impliquant des cryptomonnaies étaient désormais illégales. « Au cours des dernières années, le commerce et la spéculation autour du bitcoin et d’autres « monnaies » virtuelles se sont généralisés, perturbant l’ordre économique et financier, donnant lieu à du blanchiment d’argent, des collectes de fonds illégales, de la fraude, des systèmes pyramidaux et d’autres activités illégales et criminelles. » Dénonce la banque.

En juin dernier, les autorités chinoises avaient fait part de l’interpellation d’un millier de personnes soupçonnées d’avoir utilisé des ressources tirées du crime organisé pour acheter des cryptomonnaies. En plus, Pékin essaye également de limiter l’activité des « mines », ces infrastructures essentielles au fonctionnement du réseau de la monnaie décentralisée, mais très énergivores, alors que les prix de l’électricité gonflent à travers le monde (2). Avec les mêmes arguments, Elon Musk de Tesla avait déjà sonné le glas du bitcoin. Le constructeur automobile annonçant ne plus accepter le bitcoin. De son côté, Gary Gensler, responsable de la SEC – le gendarme des marchés, est aussi en faveur d’un durcissement à l’encontre de la cryptomonnaie.

 

28/07/2021

En Chine, l’Etat a toujours raison : séisme sur les EdTech !

2015-08-19T104234Z_1007120002_LYNXNPEB7I0FX_RTROPTP_3_OFRBS-CHINE-BOURSE_original.jpgCe début d’été, un retour à la réalité s’est imposé sur les marchés boursiers : le 100ème anniversaire du Parti communiste chinois et la raison d’Etat. Dans l’empire du milieu, l’état (le parti unique) a toujours raison. Le capitalisme doit servir la collectivité et non le contraire. La « dictature » chinoise sanctionne régulièrement les tricheurs et autres profiteurs. Ces dernières semaines, ce sont les EdTech qui en ont fait les frais. L’année pandémique 2020 qui fut à la fois tragique pour beaucoup et une véritable aubaine financière pour  d’autres doit paraître bien lointaine pour les entreprises chinoises actives dans l’instruction privée et les services de tutorat parascolaire. Un secteur, pesant plus de 120 milliards de dollars. Par exemple, le numéro deux du secteur TAL Education – voir graphique – a vu son cours dégringoler depuis son plus haut de 90 dollars à 4,03 dollars ! Ces concurrents  sinophones traversent la même galère.

Que s’est-il passé ?

Le régulateur chinois vient d’amender quinze sociétés du tutorat privé. Pour l’instant, ce n’est pas le cumul des amendes qui se limite à quelques millions de dollars qui fait souci mais plutôt les perspectives du secteur.

Parmi elles : Yuanfudao (soutenue par Tencent), Zuoyebang (soutenue par Alibaba), et New Oriental Education, TAL Education Group, OneSmart Education, Beststudy Education et Scholar Education.

Ces entreprises sont accusées d’avoir falsifié les diplômes des enseignants, la qualification et l’expérience du corps enseignant… surtout de débaucher les meilleurs professeurs de l’école publique. Avec le risque de créer un système à deux vitesses en Chine. Et cela est inacceptable pour la doctrine de l’unique parti politique du pays.

On reproche également aux « bannis » des cas de publicité mensongère et, une fois de plus, d’avoir eu la main lourde sur la facturation. Profitant des confinements et de la nécessité de maintenir à distance  son niveau d’enseignement.

Des banques comme Crédit Suisse et Morgan Stanley, après avoir  recommandé ce secteur, encouragent à présent de s’en éloigner.  Le pire est peut-être à venir. Pékin s’apprête à dévoiler d’autres mesures. Elles risquent d’être plus dures que prévu.

Dans une note, Goldman Sachs a indiqué qu'il réduirait de près de 80 %  en moyenne les objectifs de cours de ces sociétés. La banque américaine estime que l'impact de la nouvelle réglementation sur les résultats de ces entreprises s'explique principalement par l'interdiction du soutien scolaire le week-end et pendant les vacances. Une activité qui pèse jusqu'à 80% de leur chiffre d'affaires. Le président Xi Jinping souhaite un modèle qui privilégie la prospérité commune à une croissance désordonnée.  Intéressant et à suivre…