19/09/2019

Autonomie catalane : l’argent n’a pas d’odeur pour Marie-Christine Jené !

F54A8F3C-448D-4F80-B96E-93F366454EE4.jpegQuelle n’a pas été notre surprise d’apprendre que celle qui scande régulièrement sa haine à l’endroit de tout ce qui est espagnol - tant sur Facebook que sur Twitter - jusqu’à se gargariser de démagogie quand elle porte aux nues le suprémaciste Quim Torra ou quand elle me traite publiquement et sans même me connaître d’espion infiltré d’extrême-droite et en fait la CEO d’une société fort profitable.

On s’en réjouit !

 

01485790-D376-41CE-A70F-FEA1D70F2E77.jpegSauf que la firme ITANOVA, à la tête de laquelle se trouve Marie-Christine Jené aux propos agressifs et appelant à la haine ne fait pas de distinction quand elle vend ses logiciels EasyProf à la Generalitat séparatiste ou au Gouvernement d’Espagne - entre autres, au Ministère de la Défense espagnol. 

 

72666668-1E44-41E3-A4A5-65F33EDFF0E4.jpegLa liste des clients prestigieux de l’entreprise fructueuse qui a pignon sur rue tant à Barcelone qu’à Paris est longue. 

On y trouve diverses entités de l’autonomie catalane mais aussi la pharmaceutique suisse Vifor ou encore la Poste suisse. 

Mais c’est quand on voit des unités du Gouvernement d’Espagne ou encore des Nations unies (ONU) contracter avec l’entreprise de celle qui participait encore à la dernière Diada à Paris avec une poignée de pelés que l’on comprend combien l’argent n’a pas d’odeur. 

Et de nous permettre de douter du sincère souci de Madame Jené pour la culture et pour l’identité catalane.

B311BA1D-0139-4C96-BE81-1C90ED67A858.jpegElle nous rappelle - son attitude - que des firmes jadis comme IBM ou Ford ont fait de l’argent avec l’Allemagne nazie.

Parce que l’argent n’a pas d’odeur. 

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Serait-elle une adepte, elle aussi, de feu le philosophe autrichien Karl Popper ?

Le savant prônait d’appuyer, à petits pas mais en insistant, sur les anomalies de la société en vue de tester le point de rupture. Chercher à encourager de nouveaux paradigmes. Rappelons que le spéculateur George Soros est un adepte célèbre de Karl Popper. 

La mise en pratique de son enseignement l’a rendu riche à milliards. Il n’a certes jamais provoqué les crises lui-même - du moins à ma connaissance - mais les a toujours accentuées, tel un vautour, en vue de faire toujours plus d’argent.

Et s’est toujours défendu que si ce n’était pas lui qui en profitait un autre le ferait à sa place. 

8C03B38D-41F0-46E1-AF7D-55A9919BCDE9.jpegDe se remplir d’un semblant de pouvoir. Combler un manque abyssal d’intériorité... ou chercher, en désespoir de cause, l’admiration de ses pairs.

Celui qui se plait à se décrire, dans les couloirs du WEF de Davos, comme un homme d’État sans État est, on le soupçonne, pas très éloigné, lui non plus, du conflit catalan. 

Cette crise qui fait tant souffrir sournoisement et à l’usure n’est qu’une débilité d’origine criminelle - soit un système de corruption en masse doublé d’achats d’influences - qui a fini par avoir raison de l’autonomie et de sa population.

Une occasion en or pour les affairistes de tout poils d’être à l’affût des nouveaux marchés et rapports de force qui pourraient s’en dégager. 

Marie-Christine Jené l’a très bien compris. Elle fait déjà de l’argent et probablement beaucoup avec toutes les parties en cause dans le conflit.

Ce n’est pas sans rappeler quand des super puissances vendaient des armes aux belligérants des deux camps. 

Quand l’Espagne ouvre son chéquier pour lui acquérir ses EasyProf, elle cesse momentanément, pour la businesswoman Jené, d’être franquiste, odieuse et puante !

809F4B5E-7288-4E96-9DD8-E07F9C58B8CA.jpegSouhaitant, tout-de-même, que les autorités compétentes se penchent sérieusement sur le berceau de ce qui pourrait devenir une question de sécurité nationale. 

19/08/2019

Crise catalane : lettre ouverte au Dr Mathieu Crettenand de l’UNIGE

B8366EE5-BEBC-4D68-AA7B-2E3B8AEC79B2.jpegA l'attention du Dr CRETTENAND Mathieu

Vous initiez votre récit en disant... « ...tout a commencé en octobre 2017... » C'est de la facilité vous en conviendrez.


POUR MEMOIRE

La Constitution espagnole de 1978 est la loi fondamentale qui régit de manière organisée et hiérarchisée l'ensemble des institutions de l'État espagnol, ainsi que les droits et les devoirs des citoyens depuis 1978.
Le texte fut développé par la voie du consensus et ce pour la première fois dans l'histoire espagnole et fut approuvé par référendum pendant le processus de la Transition démocratique espagnole, après la dissolution des institutions organiques du régime franquiste dirigé par Francisco Franco.
L’Espagne s’est dotée d’une Constitution en 1978, ratifiée par un référendum légal à 88,5 % de « oui » avec une participation de 67 % du recensement électoral national.
N'oublions pas qu'en catalogne l'approbation moyenne fut de 91%. Aujourd'hui personne en Espagne n'a la nostalgie de l'époque de Franco, définitivement révolue et personne n'en use pour justifier ses actions. Sauf certains partis politiques parmi lesquels se trouvent Podemos, En Comú Podem, la coalition Junts pel Si et la CUP - ces derniers tenant les rennes du gouvernement catalan de la Generalitat


Article premier
1. L'Espagne constitue un État de droit, social et démocratique, qui défend comme valeurs suprêmes de son ordre juridique la liberté, la justice, l'égalité et le pluralisme politique.
2. La souveraineté nationale appartient au peuple espagnol, dont émanent les pouvoirs de l'État.
3. La forme politique de l'État espagnol est la monarchie parlementaire.

Article 2
La Constitution est fondée sur l'unité indissoluble de la nation espagnole, patrie commune et indivisible de tous les Espagnols. Elle reconnaît et garantit le droit à l'autonomie des nationalités et des régions qui la composent et la solidarité entre elles.

Article 3
1. Le castillan est la langue espagnole officielle de l'État. Tous les Espagnols ont le devoir de le connaître et le droit de l'utiliser.
2. Les autres langues espagnoles sont aussi officielles dans leurs communautés autonomes respectives conformément à leurs statuts.
3. La richesse de la diversité linguistique de l'Espagne est un patrimoine culturel qui fait l'objet d'un respect et d'une protection spéciales.


F89A1955-C3FB-41A6-A387-C67EE78C028B.jpegCette Constitution fut voté par les habitants de l’autonomie catalane à une très large majorité... 91 % !

POURQUOI LE PROCES AUX INDEPENDANTISTES ?

• Rebelion aggravée de détournement de fonds publics;

• Sédition;

• Malversation d'argent public;

• Prévarication.


« ...tout a commencé en octobre 2017 avec l'entrée des urnes de vote depuis Perpignan... » écrit le Professeur Mathieu Crettenand, sans plus !


Petite parentés :
... les urnes , certaines apparurent pleines déjà avec les cartes de vote à l 'interieur...
... suite à un accident le contenu apparu au grand jour...
... les TV du monde purent les voir...
... des témoins à la TV ont affirmé avoir voté sans aucun contrôle jusqu'à six fois, d'autres sans aucun type de vérification...
Simple tricherie des promoteurs du referendum INCONSTITUTIONNEL
« ...depuis le 12 février à Madrid le Tribunal Suprême est le théâtre d'un huis clos haletant sur les libertés politiques et civiles en Espagne ... »


Pourtant, 600 journalistes et observateurs divers le suivent.
La planète entière a pu suivre à la télévision tout le procès. Vous écrivez l’avoir observé trois jours . Donc pas si huis clos que cela tel que vous le décrivez et surtout le laissez entendre.

Vous dénigrez une Institution que vous devriez, à priori, respecter, ceci dans le seul but de la diminuer aux yeux de vos lecteurs éventuels. 
Vous écrivez avoir suivi trois jours du procès qui a duré du 12 février jusqu’à juin et vous relevez la participation des observateurs de International Trial Watch (ITW) dont vous même faites partie. En même temps vous « relevez » « ...la difficulté des autorités espagnoles à mener des discussions institutionnelles sur la question de l'autodétermination... » Les observateurs de l'International Trial Watch (ITV) ont été si bien choisis et ont été si «efficaces » que Monsieur Gründberg parlait si bas et si rauque que son traducteur avait beaucoup de difficulté à comprendre ce qu'il disait mais surtout on se rendait bien compte de que que son « état » pouvait bien éprouver comme mal-être. La confusion peut-être rentable. Il y a un dicton en espagnol : « A rio revuelto ganancia de pescadores... »
Quant à elle, Madame H. Catt, responsable des « observateurs » engagés par l’appareil séparatiste a déclaré ne pas avoir quitté sa chambre pour avoir une quelconque consultation ou faire des enquêtes ! Elle se limita à encaisser son argent et surtout à ne pas faire son travail.


DIFFICILE D’ACCORDER LA CONFIANCE NECESSAIRE A LA CREDIBILITE DU TRIBUNAL


Vous faites état des difficultés de l’Etat espagnol à maintenir des discussions constitutionnelles.

Pourtant, en Espagne, on le dit et redit : « ...on peut tout discuter dans le cadre de la constitution... »
« ... en dehors de la constitution rien n'est possible ... » La Constitution peut être modifiée, comme dans tout autre pays démocratique. Il y a des conditions pour cela. Tout dirigeant cherchant à la modifier de son propre chef commettrait un délit de prévarication. Imaginez l’ancien président du gouvernement Mariano Rajoy ou un autre chef de gouvernement  pratiquer comme l’ont fait les leaders séparatistes... Le monde entier fustigerait le coup d’État !

Vous vous présentez comme un observateur averti et impartial et vous présentez cette « difficulté » sous forme d'absence de volonté. Tout votre récit va dans ce sens .

Je comprends donc que vous n'avez « jamais » entendu parler des individus Artur Mas, Carles Puigdemont, Quim Torra et consort.

En Espagne, les autonomies ont une très large liberté de manœuvre. On peut aisément comparer le tout à une Confédération. L’autonomie catalane bénéficie d'une indépendance particulièrement large.

Pendant 40 ans, des politiciens catalans d'une honnêteté plus que douteuse, des « honorables » qui ne l'étaient pas tant – voyez-vous même les exemples Oriol & co – ont volé l'Espagne donc les espagnols, et la Catalogne soit les catalans. Oui, les catalans volés, spoliés par ces quelques politiciens véreux, cupides et pour certains suprémacistes. Ces 40 ans de délits personnels et d’endoctrinement, sur les bancs d’école, dans le but de cultiver une idéologie suprémaciste visant à camoufler le crime de la corruption. Ils sont allés jusqu’à réinventer l’histoire. De la victimisation au mensonge, nous voyons le résultat aujourd’hui dans les rues catalanes. Pour autant, cela ne veut pas dire que tous les Catalans, dont vous faites intentionnellement allusion, sont séparatistes. Seulement une minorité pensent comme vous le faites approximativement. Ne parlez donc pas des Catalans mais d'une partie minoritaire cherchant à faire taire la majorité avec des méthodes dignes d'un régime dictatorial. Je pense à l'époque franquiste et hitlérienne, sans avoir peur des mots.


Monsieur Torra, qui fut invité, dans l’incompréhension générale, par l’Université de Genève, à l’automne 2018, a constitué une police politique digne de l'ère stalinienne allant jusqu’à espionner les enfants dans leur école. Voir si ils parlaient catalan ou espagnol.
Le suprémaciste Torra , le même qui écrit sur les espagnols...et les français : « les espagnols en catalogne sont comme l'énergie : ne disparaissent pas, se transforment ... » « ...les espagnols seulement savent spolier... »
« ...Les catalans allons en voitures privées et nous nous payons tout. Pas comme les espagnols... »
« ...cons, fous, mal éduquées... » Définition Torra des espagnols : «Français et Espagnols partagent la même conception liquidatrice des nations qui mal-vivent dans leur État...» « Le fascisme des espagnols qui vivent en Catalogne est pathétique, répulsif etc. »

On peut dire que le procès a un « caractère politique » mais pas celui dont vous faites fallacieusement allusion. Ce sont des politiques qui on fauté et même grossièrement qui sont sur le banc des accusés. Aujourd’hui, personne n’est emprisonné, en Espagne, pour ses idées. Si on devait mettre en prison chaque espagnol pour ses idées, on aurait fort à faire. Vous ne croyez pas ?

Vos propos contiennent d’autres affirmations des plus gratinées. 

Qu’est-ce qui vous inspire un personnage qui tient de tels propos publiquement, par exemple, dans ses tweets.

Qui ne respecte pas la Constitution ni le Statut de l’autonomie catalane ?
Vous jouez allégrement sur les mots en déclarant : « ...force est de constater la nature politique du procès contre les dirigeants indépendantistes... »

Qui ne ne souhaite pas entrer en matière des discussions avec l’État espagnol mais seulement à partir de indépendance de l’autonomie catalane ?

Monsieur Crettenand vous faites une présentation des « faits » tendancieuse et accommodante. C’est malheureux. Vous vous êtes égaré de la vérité. Où est passée votre rigueur académique ? D’autres que moi soupçonneraient que vous avez été payé pour cette besogne. Cela vous déshonore à mes yeux et à ceux de la plupart des catalans... plus de 54% qui ne sont pas séparatistes.

« L’observateur allemand a assuré n’avoir perçu aucune rétribution pour exécuter sa mission, contrairement à la néo-zélandaise Helena Catt, experte en conflits internationaux, et chargée de coordonner les visites du groupe d’observateurs, de collecter les avis et de confectionner un rapport - qui fut livré une semaine après le référendum -, qui a confirmé avoir été rémunérée par l’organisme de relations internationales de la Generalitat, Diplocat. »

Finalement, l’observateur VON GRÜNDBERG, parlant d'une voix à peine audible à tel point que son traducteur penait à l'entendre et visiblement gêné faisait des traductions difficiles et incertaines ou imprécises.
Monsieur GRÜNDBERG semble avoir dit qu'il n'avait pas été payé pour exercer comme observateur (!!??), contrairement à Mme Catt qui a ajouté ne pas avoir fait son travail. Ne pas avoir consulté et finalement ne pas avoir quitté sa chambre d’hôtel. 
De toute évidence, comme le déclare Mme Catt, n'a pas fait son travail.. mais a fait un rapport sur 2300 « bureaux de vote » pour seulement 17 observateurs... ! De qui se moque-t-on ? Inscrivez-vous dans la même lignée ?

Angel Carrillo

04/08/2019

À nouveau, un haut cadre de l’Université de Genève (UNIGE) en soutien aux putschistes !

B7C86453-4CB0-41E7-9FF7-7C6AE992FABB.jpegOn a encore en mémoire l’implication, contre généreuse rétribution, au profit de l’appareil séparatiste catalan du professeur Nicolas Levrat, de l’Université de Genève (UNIGE).  À présent, c’est son collègue le professeur Mathieu Crettenand qui sort  du bois. Combien a-t-il été payé pour établir un rapport orienté et partisan ? Nous ne le savons pas encore. Un e-mail lui a été adressé, dans ce sens, en date du 12 juillet 2019, à 17:02. Nous attendons toujours sa réponse. Vous trouverez copie de cette missive à la fin de cet écrit. 

21A99CBA-B3C7-4DCF-9C8C-530D143A3F8A.jpegMais revenons sur quelques points du rapport Crettenand, repris ce jour, sur le blog en
ligne « L’1DEX » que l’avocat et notaire Stéphane Riand - une particularité valaisanne. Il l’a fondé en 2011 pour son épouse catalane séparatiste Béatrice Riand dont la relation avec l’appareil séparatiste catalan - en particulier avec l’ANC de Gérone (E) - n’est plus à plus à démontrer. Les Twits pullulent sur les réseaux.

En aparté, la question posée au sein de la communauté Twitter, avec de plus en plus d’insistances, est quels sont les liens entre le couple Riand et l’alias suprémaciste « Gabriel Laflèche » ? Celui-ci qui n’a pas le courage d’assumer avec sa véritable identité ses propos haineux et ses appels à l’affrontement. L’alias « Gabriel Laflèche » est publié et encouragé sur le chemin de la provocation par le « rédacteur » Riand dans « L’1DEX ».

 

Ci-après, nos premiers commentaires du rapport Crettenand : 

1) Monsieur Crettenand mentionne d’emblée et à deux reprises avec le terme « référendum ». Hors nous savons qu’il n’y a pas eu référendum en bonne et due forme mais mise en scène dans le cadre d’une opération de guerre de la communication. Il est à déplorer qu’elle a plutôt bien réussi; 

2) Selon le professeur, tout a commencé en octobre 2017 avec des urnes arrivées de Perpignan et des violences policières. Il ne se pose pas même sur la légitimité que les urnes arrivent de l’Occitane voisine. Ni ne fait cas des violences organisées par les leaders séparatistes qui furent bien réelles. Par ailleurs, tout à commencé au minimum par la tentative de coup d’État des 6 et 7 septembre de la même année;

http://leblogdefrancoismeylan.blog.24heures.ch/archive/2019/07/29/comprendre-la-tentative-de-coup-d-etat-en-catalogne-867758.html

3) Dans son analyse, Crettenand invoque l’application de l’article 155 de la Constitution - l’équivalent de l’art. 37 de la Constitution allemande est le me - comme une volonté de vouloir reprendre le contrôle politique de la Catalogne. Ce n’est que peu connaître la réalité du terrain que d’écrire cela. Le contrôle de l’autonomie catalane n’a jamais été perdu. Pour preuve, la majorité sociale est toujours restée non indépendantiste; 

4) On lit dans son rapport : « Jusqu’à présent, lors des auditions des prévenus et premiers témoins, tout montre que les intérêts de Barcelone et Madrid sont inconciliables. » C’est affligeant ! Premièrement, Barcelone n’est pas indépendantiste. Madrid n’est que la ville où siège le gouvernement espagnol mais l’Espagne est composée de 17 autonomies. Toutes avec un degré d’autonomie propre et renégociable périodiquement. On le voit l’Espagne est un ensemble et on ne parle pas, dans le cas d’espèce, d’un Clasico de foot Réal Madrid - FC Barcelona. On est en droit d’attendre une analyse plus fine de la part d’un professeur de l’Université de Genève (UNIGE);

5) Il ne précise pas non plus qui est l’International Trial Watch (ITW) derrière qui on trouve le lobbyiste de la Carrer de la Diputació 276 de Barcelone Òmnium Cultural qu’il écrit dans son rapport : Omnium Cultura;

6) Crettenand explique que le fait que le jugement se fasse à Madrid - Tribunal suprême - et non à Barcelone démontre également la nature politique du procès. Quel argument farfelu... Doit-on rappeler que la plus haute cour de justice en Suisse se trouve à Lausanne ? Est-ce que cela voudrait dire qu’un cas survenu à Bâle deviendrait automatiquement politique parce qu’il est jugé par le Tribunal fédéral de Lausanne, en dernière instance ?

7) Le professeur écrit aussi : « Sceptique par rapport au développement du modèle fédéraliste, le pouvoir central s’arrime fermement à la Constitution pour maintenir unie les identités nationales composant l’Espagne. » Monsieur Crettenand semble ignorer que la décentralisation de l’Espagne n’a rien à envier à la Suisse. Que l’éducation est même plus décentralisée en Espagne qu’en Suisse. Que le premier accepte des formations politiques qui seraient interdites partout en Europe.

François Meylan

——

CATALOGNE. L’OPINION D’UN OBSERVATEUR SUISSE AU SUJET DU PROCES DES PRISONNIERS POLITIQUES A MADRID

 

(PAR DR. MATHIEU CRETTENAND, UNIVERSITE DE GENEVE)

 

Rapport d’observation du procès

3 JOURS D’OBSERVATIONS : 26, 27 ET 28 FÉVRIER 2019

Titre : Le procès sur le référendum marque les limites pour l’indépendantisme catalan

Tout a commencé en octobre 2017 avec l’entrée d’urnes de vote depuis Perpignan pour le referendum
sur l’indépendance de la Catalogne. Le jour du referendum, on se rappellera des scènes de violences
proches des locaux de vote, où la police espagnole a tenté par la force d’empêcher la tenue de la
consultation catalane. On se remémora également, l’application de l’article 155 de la Constitution
espagnole par le gouvernement de Madrid pour reprendre le contrôle politique de la Catalogne.
Depuis le 12 février, à Madrid, le Tribunal suprême est le théâtre d’un huis clos haletant sur les libertés
politiques et civiles en Espagne. En effet, la plus haute institution judiciaire du pays accueille le « procès
du siècle » contre des leaders indépendantistes catalans, qui revient sur ces événements qui ont
changé la Catalogne. Il devrait durer trois mois.

Ayant eu l’opportunité de suivre ce moment historique en intégrant la délégation d’observateurs
internationaux organisée par International Trial Watch, ce procès constitue l’épilogue de l’organisation,
en 2017, d’un référendum sur l’indépendance de la Catalogne. Il démontre de manière explicite et très
détaillée, la difficulté des autorités espagnoles à mener des discussions institutionnelles sur la question
de l’autodétermination des régions. Même si la troisième semaine du procès, avec les auditions de
l’ancien président du gouvernement, Mariano Rajoy et de plusieurs de ses ministres, ont permis de
relativiser le délit de rébellion, l’avenir politique de l’indépendantisme se joue indubitablement ces
prochaines semaines à Madrid.

Placés en détention depuis plus d’un an pour la majorité, les accusés doivent faire face à des demandes
de peines sévères du parquet – entre 7 et 25 ans de prison – pour des délits de rébellion, de sédition
et de malversation financière. Confronté aux faits reprochés, plus proche de la désobéissance civile
que de la rébellion, nombre de voix s’indignent de la tenue d’un procès hautement politique. En effet,
tous les ingrédients sont présents pour donner à ce procès un caractère exceptionnel. Premièrement,
le fait que les accusés soient des hommes et femmes bénéficiant d’une grande notoriété en Catalogne,
pour la plupart d’anciens membres de l’exécutif régional. Ensuite, par le fait que ce procès se joue à
Madrid et non en Catalogne, avec la présence surprenante du parti populiste émergent de Vox dans
l’accusation populaire. Enfin, par le contenu des auditions, où se confrontent des éléments éminemment
politiques relatifs aux négociations sur le droit à décider de la Catalogne.

Aux côtés des observateurs internationaux et de la presse, on remarque également la présence de
politiciens dans le public, notamment des députés nationaux, régionaux et européens, et la présence,
parfois, du président de la Catalogne, Quim Torra.

Jusqu’à présent, lors des auditions des prévenus et des premiers témoins, tout montre que les intérêts
de Barcelone et de Madrid sont irréconciliables. Le parquet s’efforce à construire le portrait de femmes
et hommes politiques déterminés à déstabiliser l’Espagne, et qui ont utilisé l’organisation du
Referendum, pour mobiliser la foule contre le pouvoir central et les forces de l’ordre. Si l’on peut avoir
des doutes sur la pouvoir de conviction de l’accusation sur ces points, elle a réussi à renforcer la figure
de leader pour la liberté, à l’image de Jordi Cuixart, ancien président de Omnium Cultura, qui a déclarer
que son « premier objectif n’est plus de sortir de prison, mai de défendre la liberté d’expression, la
liberté et la démocratie. » Il a terminé son interrogatoire, en réitérant le « No pasarán !», poème
d’Apel·les Mestres , qu’il avait utilisé dans une manifestation peu avant le jour du Referendum.
Par sa déclaration, il a réussi à inscrire, dans ce procès, la revendication du droit fondamental à
manifester.

Durant le procès, le juge Manuel Marchena Gómez s’efforce de garantir un équilibre entre les droits de
l’accusation et de la défense. Plutôt bienveillant avec les accusés (dans ce cas Jordi Cuixart et Carmen
Forcadell), il se montre, par contre, très stricte avec les témoignages qui visent à revenir à l’essence
politique du procès sur le droit à l’autodétermination. A l’approche des élections générales en Espagne,
le juge Marchena essaie à tout prix de ne pas faire de ce procès une vitrine politique pour
l’indépendantisme.

Pourtant, force est de constater la nature politique du procès contre les dirigeants indépendantistes. La
« bulle juridique » que représente la scène du Tribunal suprême ne doit pas faire oublier la question la
culture politique sur la question de l’autodétermination des régions en Espagne, en mettant en exergue
le paradoxe que la Monarchie espagnole reconnait dans sa constitution l’existence de « nationalités
historiques » mais nie leur droit à l’autodétermination. En effet, les gouvernements espagnols successifs
se sont opposés à la mise en place de schémas de consultation permettant aux citoyens basques et
catalans de décider de leur avenir politique. Ces interdictions légales (Plan Ibarretxe/modication du
statut d’autonomie catalan) et par la force amènent de nombreuses tensions identitaires et politiques. Il
s’agit, à priori, de politiques antidémocratiques où la force empêchent la tenue de consultations
d’autodétermination.

Historiquement, les gouvernements espagnols, dans sa lutte contre les séparatismes, l’Espagne s’est
évertuée à délégitimer le conflit des Basques pour l’autodétermination en vertu de la lutte contre le
terrorisme. Le Pays Basque a ainsi, constitué, une sorte de laboratoire répressif, au niveau policier et
de la justice, dont les nationalistes catalans en font actuellement l’expérience. Ainsi, au début des
années 2000, il faut se rappeler que plusieurs organisations politiques et sociales ainsi que certains
médias basques ont été accusés et régulièrement condamnés pour des liens avec l’ETA.
La législation antiterroriste espagnole a amené des restrictions aux droits démocratiques. En effet,
depuis 1998, la lutte contre le terrorisme de l’organisation ETA a conduit la justice espagnole à
entreprendre des procédures pénales à l’encontre de nombreuses organisations partisanes du projet
nationaliste en vue de les interdire.

Force est de constater que la suspension de l’autonomie de la Catalogne par le Gouvernement,
conformément à l’article 155 de la Constitution espagnole et le procès contre les dirigeants
indépendantistes catalans, n’est qu’un exemple supplémentaire de la judiciarisation de la politique dans
le pays. Cet élan criminalisant est renforcé dans l’arène médiatique dans laquelle s’opposent les
différents agents politiques et sociaux. D’une manière générale en Espagne, sur les questions
identitaires, la presse a plutôt tendance à jeter de l’huile sur le feu. L’exemple du conflit basque –
confirmé aujourd’hui par la crise catalane -, montre que le discours politique contamine fortement celui
de la presse. Ainsi, nombre de journaux «espagnolistes» contribue à criminaliser les mouvements
nationalistes. Placer les dirigeants en prison et organiser des procès contribuent à la « criminalisation »
de ces mouvements aux yeux de l’opinion public. Les médias accentuent cette perception.
En Espagne, ce qui surprend, ce n’est pas tant la ferveur indépendantiste en Catalogne ou au Pays
Basque, mais bien le manque de pragmatisme du gouvernement espagnol face au défi séparatiste.
Sceptique par rapport au développement du modèle fédéraliste, le pouvoir central s’arrime fermement
à la Constitution comme unique formule pour maintenir unie les identités nationales composant
l’Espagne. L’argument est identique lors de chaque nouvel emballement nationaliste : le risque de
morcellement de l’Espagne. S’ensuit une stérilité du débat politico-médiatique sur cette question,
opposant des rhétoriques déjà amplement connues.

Ainsi, sur les questions identitaires, l’Espagne a beaucoup de mal à mener des débats institutionnels,
ouverts et pacifiques. Même si le juge Marchena tente désespérément de limiter la portée politique du
procés, cette fragilité démocratique caractéristique de l’Espagne remplit de sa présence le Tribunal
suprême. Pourtant, d’autres perspectives politiques telles que l’approche britannique avec les questions
écossaise ou irlandaise, ou encore le Brexit montrent différentes manières dont les Etats peuvent gérer
les demandes indépendantistes. Quel que soit l’issue du procès, étant donné les rapports de force
politiques actuels en Catalogne et au Pays Basque, l’Espagne semble condamner à faire face aux
mêmes défis.

—-

Mon e-mail du 12 juillet 2019

Monsieur Crettenand,

Nous avons appris que vous êtes impliqués au profit de l’InterTrialWatch (ITW) - lobby derrière lequel on trouve l’appareil séparatiste Òmnium Cultural.

Pour notre part, enregistré en Suisse avec siège à Lausanne, nous enquêtons, avec le concours de la majorité sociale catalane, sur la tentative de coup d’État des 6 et 7 septembre 2017.

Sur les événements qui l’ont précédée et sur les conséquences aujourd’hui notables pour la population de l’autonomie catalane qui semble être durablement déchirée.

Aussi votre engagement auprès de l’appareil séparatiste catalan dont certaines de ses composantes agissent en dehors des lois et des règlements nous a surpris.

Nous prenons la liberté de vous questionner, à la fois, sur vos motivations que sur l’ampleur de votre rémunération pour ce mandat, le cas échéant.

Nous tenons également à vous informer que le présent échange ainsi que vos éléments de réponse seront à disposition du public.

Dans l’attente de votre retour, nous vous prions de croire, Monsieur Crettenand, en l’expression de notre plus parfaite considération.


François Meylan
Pour le Comité
Catalunya peuple d’Espagne (CPDE)
Lausanne
Suisse