01/06/2012

Circulation à Morges

On utilise, beaucoup, le terme « mobilité douce.» C’est tendance. Les idées fleurissent. On parle de mettre la rue Louis de Savoie en zone piétonne. Au risque d’une levée de boucliers chez les commerçants du centre-ville, à juste titre. Ou encore de réserver les quais aux seuls cyclistes et accessoirement aux piétons. On évoque aussi le rétablissement des deux sens de circulation aux Charpentiers. Toujours à la Louis de 322-Morges-ville-Suisse.jpgSavoie, on ambitionne d’y faire deux voies bus. Quant au parking sous les quais – avec les difficultés techniques et archéologiques qui sont à appréhender – sa finalité serait de remplacer les places de parc supprimées, le cas échéant. Mais où est le bon sens ?
Les réalités morgiennes nous rappellent à l’ordre. Sur une largeur ne dépassant pas 300 mètres, la ville doit gérer le bord du lac, la rue Louis de Savoie, la Grand-Rue, les Fossés, les voies CFF et l’autoroute Lausanne – Genève.
Priorisons le désengorgement de la Coquette sur ses hauteurs. Il ne sera pas satisfaisant ni durable de s’agiter autour de la mobilité douce dans un mouchoir de poche tant que cette étape élémentaire n’aura pas été réglée.
Mettons en chantier le contournement tant attendu. Il a été décrété priorité nationale par l’Office fédéral des routes. Voir le paquet de mesures pour désengorger le trafic en Suisse. Présenté, en janvier dernier, par la conseillère fédéral Doris Leuthard. Ensuite, on aura le loisir de déclasser l’actuelle bretelle en route cantonale. On pourra envisager un avenir plus doux pour Morges.