07/11/2021

La Confédération suisse s’est engagée avec Pfizer à vacciner à tour de bras jusqu’en 2023

E1436E33-B5EA-4BEF-809B-414C674E1908.jpegFace au constat que la vaccination ne fait plus recette, le Conseil fédéral a lancé une semaine nationale de vaccination, du lundi 8 au dimanche 14 novembre 2021. Cette opération de communication, doit permettre de donner une impulsion avant d’affronter l’hiver et ses rigueurs épidémiques, rapporte le média en ligne Heidi.news (1)

C’est la raison officielle. Officieusement, les raisons sont plus douteuses. 
Le 25 août dernier, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) nous apprenait que la Confédération suisse a conclu un nouveau contrat avec l’entreprise pharmaceutique américaine Pfizer (2). Elle s’est compromise à acheter quelques 14 millions de doses de vaccin a ARNm supplémentaires, pour un coût de 294 millions de francs suisses. Le contrat prévoit également une option pour 14 millions de doses supplémentaires. 
Pour rappel, la Suisse compte 8,4 millions d’âmes. Le taux de vaccinés - schéma de vaccination à deux doses effectué - dépasse de quelques pour cents les 60 %. De quoi donner des cheveux blancs aux gouvernants helvétiques qui se sont compromis avec les grands laboratoires. Ceux-ci tenant le couteau par le manche. Ainsi, il est difficile d’imaginer l’écoulement de toutes ces nouvelles doses en 2022 et en 2023 sans passer par la vaccination des enfants; la prescription d’une troisième dose et même d’une quatrième. Sans prolonger les mesures entourant le Pass Covid-19 au-delà de ce qui était initialement prévu. À savoir le 24 janvier 2022. 
Il appert très clairement que ledit Pass Covid-19 a comme principale finalité l’obligation vaccinale dissimulée et d’amender les récalcitrants. 
On comprendra aussi qu’aucun ministre de la santé ne voudra devenir celui qui aura jeté l’argent du contribuable à la poubelle. 
Le scandale impliquant la ministre française de la Santé Roselyne Bachelot en 2009 soit la résiliation d’une commande de 50 millions de vaccins contre la grippe H1N1 est dans toutes les mémoires (3).
Cette affaire avait marqué le crépuscule politique de la ministre. 
 
Voici le rapport de force entre la Confédération suisse et le géant américain Pfizer (4) : 
 
Produit Intérieur Brut (PIB) suisse : 748 milliards USD (2020)
Budget de la Confédération suisse : 86 milliards USD (2021)
 
Capitalisation boursière de Pfizer : 273 milliards USD (03.11.2021)
Chiffre d’affaire de Pfizer : 81 milliards USD (2020)
 
Il y a quelques jours, Pfizer nous apprenait qu’il comptait sur 36 milliards de dollars de recettes annuelles sur le vaccin (5). Les enjeux sont colossaux. L’engagement de lobbyistes; de «bureaux conseils » et d’autres vecteurs d’influences sont un moindre coût pour la «Big Pharma ».
 
Des contrats conclus dans le plus grand secret par des lobbyistes de haut vol avec des politiques qui ne sont que très rarement rompus à ce genre d’exercice (6). « On peut comprendre qu’il faut une clause de confidentialité sur le secret de fabrication, mais pas sur les prix ou la responsabilité. » Clame Olivier Hoedeman, chercheur au Corporate Europe Observatory. Pour cette ONG, les entreprises pharmaceutiques ont profité de l’urgence liée à la pandémie, afin de maximiser leurs profits : « Ce sont des contrats d’un type ancien, où le groupe pharmaceutique décide de tout. »
 
Pour Yannis Natsis, responsable pour l’accès universel aux médicaments de l’Alliance publique européenne de santé (EPHA) et membre du Conseil el administration de l’agence européenne du médicament (EMA) : « La norme, dans le monde pharmaceutique, c’est l’opacité. »
 
Le gouvernement helvétique n’en est pas resté là en terme de fuite en avant et de commande de doses de vaccin. 
 
L’administration fédérale nous apprend également que la Confédération a signé des contrats avec cinq fabricants : Moderna (13,5 mio de doses pour 2021 et 7 mio pour 2022), Pfizer/BioNTech (environ 6 mio de doses pour 2021 en plus des 7 mio pour 2022 et 7 mio pour 2023), AstraZeneca (environ 5,4 mio de doses, dont 4 mio sont remises au programme COVAX) et qui ne seront finalement pas autorisées en Suisse (7) - la société a pris la décision de retirer sa demande car Swissmedic voulait limiter le produit aux personnes de plus de 50 ans , Curevac (5 mio de doses) et Novavax (6 mio). Les cantons utilisent actuellement les vaccins de Moderna et Pfizer/BioNTech. 
 
Cette politique du tout vaccin à tout prix interpelle. La bonne santé de la personne basée sur l’analyse coûts - bénéfices semble être piétinée par un rapport de force politico-financier. 
 
« Cette pandémie nous en apprend tous les jours. Alors que de grands philosophes comme René Descartes nous ont laissé l’héritage précieux de la méthode et la culture du doute, le Conseil fédéral (Cf), comme d’autres gouvernements par ailleurs, paraît tenir son propre agenda. Celui-ci ne tient compte ni des particularités ni des spécificités de la population face à la santé et face à la maladie. L’agenda du Cf ressemble à une fuite en avant pour honorer des contrats conclus dans le secret avec quelques laboratoires pharmaceutiques. »