06/06/2022

Affaire Twitter: Elon Musk panique-t-il ou l’oiseau bleu c’est vraiment du vent ?

E2C576D7-6795-48D6-BB7B-1F391B6977E1.jpegCette dernière décennie, les réseaux sociaux ont été incontournables. Aussi bien pour communiquer que pour l’investissement. C’est en direction des réseaux sociaux que se portent les annonceurs et le marché de la publicité. Si Facebook relève plus du narcissisme et du voyeurisme ; si Instagram sert d’avantage à partager des images et photos, Twitter sert à communiquer instantanément par le bais de messages limités à 150 signes auxquels on peut attacher une pièce jointe voire une vidéo. Pas un Politique ni un influenceur ne peut ignorer Twitter. Et l’homme le plus riche du monde le PDG de Tesla et de SpaceX a mis son dévolu sur l’oiseau bleu. Il l’a annoncé haut et fort : il veut mettre un terme à la censure implacable que Twitter applique aux messages qui ne coincident pas avec le discours dominant et avec la rémunération exorbitante de ses dirigeants. Il a fait une offre qui a été acceptée à 54.20 dollars l’action soit une emplette à 44 milliards de dollars. Rien que ça !
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Seulement voilà, c’était en avril dernier et avant les fortes baisses boursières à la fois de Tesla et de Twitter. Engagé contractuellement,
Elon Musk met en exergue le fait qu’il aurait été trompé sur la marchandise. La Direction de Twitter aurait déclaré au gendarme boursier américain - la SEC - que les faux comptes du réseau ne représentaient pas plus que 5% des abonnés (followers). Alors qu’Elon Musk les estime aujourd’hui à au minimum plus de 20%. Ce qui jette un sérieux discrédit sur la valeur marchande réelle de Twitter. Une expertise qu’il a commandée va jusqu’à affirmer que plus de 40% des followers qui suivent les comptes du président Joe Biden sont faux. Il sera difficile, dans ces conditions, de rentabiliser auprès des annonceurs le réseau de l’oiseau bleu.