19/08/2012

Conjuguer valeurs éducatives et activité professionnelle

Conflits d’intérêts entre les objectifs de l’entreprise et ses propres valeurs

Quelle doit être l’attitude lorsqu’on réalise que son entreprise n’observe pas les valeurs que l’on estime importantes ?

« S’il s’agit de ses propres valeurs, la résiliation des rapports de travail est vivement souhaitable. »

Par contre, s’il est question des valeurs prônées par l’entreprise, mieux vaut en discuter avec la direction de celle-ci. On peut ainsi lui rendre un salutaire service.

iStock_000016593641Small - Copie.jpgCertaines formes d’organisation du travail ne sont pas recommandées aux métiers des services (secteur tertiaire). Une organisation basée sur la technostructure* – chaîne de production selon Ford - dans laquelle l’employé est standardisé au maximum et est réduit au stade de « moyen de production » n’est pas l’optimum.

C’est le virage, pourtant, entrepris par nombre de grandes banques, il y a quelques années. Avec des stades de transformation et de recyclage de « la matière première » qu’est l’argent du client. La difficulté est que le « client » devient l’intrus dans l’équation. Son interlocuteur est réduit à un simple exécutant ou plutôt « vendeur » au bénéfice d’une structure pyramidale animée par la recherche du profit, parfois à tous prix. Celle-ci ayant principalement des objectifs à court terme. Alors que la confiance se construit sur la durée. Il en est de même avec la loyauté vis-à-vis de son employeur ou de son collaborateur. Ces deux derniers paramètres sont essentiels pour une croissance durable et une valeur ajoutée substantielle.

Une solution serait de discuter, lors du processus d’engagement, en toute franchise, des valeurs réellement importantes pour chacune des parties.

*Bureaucratie mécaniste selon le Professeur Mintzberg