29/05/2018

Communiqué de presse : Comité Catalunya peuple d’Espagne

BE677432-7A21-4D88-B388-BFE5868E4153.jpegLe Comité « Catalunya peuple d’Espagne », nouvellement constitué, se réunira à Lausanne, en Suisse, mercredi 20 juin 2018. Apolitique et sans aucune affiliation idéologique ni financière, nous comptons relayer en Suisse Romande des informations au sujet des faits survenus en Catalogne. En faisant entendre les voix de la majorité des Catalans (52,5% lors des législatives du 21 décembre dernier) qui sont opposés à la sédition de la région. Voix qui ont été passées sous silence dans la plupart des médias Romands. Pour rappel, la Catalogne est l’une des 17 autonomies qui composent l’Espagne une et indivisible. Aucun membre de l’Union européenne (UE) ne prévoit dans sa constitution qu’une région puisse déclarer unilatéralement son indépendance. La Constitution est valable pour toutes et pour tous. La démocratie moderne espagnole est non seulement un pays ami de la Suisse mais est aussi un partenaire politique et commercial. Nous sommes préoccupés pour la population catalane qui est otage d’un antagonisme qui contrairement à ce que l’on veut nous faire croire n’oppose pas Barcelone à Madrid mais Catalans contre d’autres Catalans. Nous voyons dans les derniers événements qui secouent la région non seulement une tentative de déstabilisation de l’autonomie catalane mais aussi de l’Espagne et par son truchement de l’Europe. On veut nous faire croire que le mouvement séparatiste est pacifique et démocratique. Pourtant, ce n’est pas le cas. Il s’appuie, entre autres, sur une idéologie raciste. Nous ne pouvons tolérer que des actions de subversion, de propagande et des fake News soient déployées sur et depuis notre territoire helvétique à l’encontre de l’Espagne et de la population catalane en particulier. Nous sommes interloqués par le parti pris de quelques rédactions et journalistes romands sur la question. À croire qu’ils sont devenus les porte-paroles de quelques meneurs indépendantistes. Depuis l’automne dernier, on nous sert une presse exaltée et polémiste. Au lieu d’une recherche de la vérité comme le demande pourtant la Charte de déontologie de Münich à tout journaliste. Forts de nombreux contacts tant à Barcelone qu’à Bruxelles et d’une riche documentation, nous entendons produire régulièrement des renseignements étayés et de sources vérifiables à l’intention d’un large public. Nous signalerons aussi les informations fallacieuses véhiculées par des lobbys très actifs au Suisse tels que l’Assemblée nationale catalane (ANC) à Zürich et à Lausanne, Òmnium Cultural - avec ses vidéos de propagandes - et les fameux Comité de défense de la République (CDR) qui se déploient sournoisement sous forme de milices en marge de l’État de droit. Nous comptons intervenir également auprès des autorités et des politiques suisses. Notre priorité étant d’encourager un débat sein et un dialogue constructif résolument orienté sur des solutions pacifiques et fédératrices. L’histoire a démontré, plus d’une fois, que le délai d’anticipation de l’échelon politique était inadapté avec la rapidité de l’escalade vers la violence, lors d’une situation de crise. Nous appelons toute personne préoccupée par la situation en Catalogne à nous rejoindre.

Plus d’informations :

catalunyapeupledespagne@gmail.com

François Meylan +41 77 446 05 90

Rosá Garcia

Emmanuelle Garcia

Lucas Barroso

Francisco Garrido

Lausanne, le 28 mai 2018

18/05/2018

Visite chez Òmnium Cultural, le gouvernement de l’ombre.

BF69AA56-22D7-4B14-BE21-48BD89D0A476.jpegVisite chez Òmnium Cultural, le gouvernement de l’ombre, à son siège national, Disputació 276, 08009 Barcelona...

Deux guetteurs au bas de l’immeuble, la femme avec l’oreillette fait le tri et prévient un « gorille » à l’entrée de leurs bureaux, au premier étage. Pour ma part, j’ai du me faire passer pour un journaliste pour accéder à la réception. Photos interdites, une queue de petites gens... certains pour demander des nouvelles de ce qu’ils appellent les prisonniers politiques - pour moi et pour une bonne majorité ce sont des brigands - d’autres pour demander un coup de pouce financier ou pour trouver plus facilement un logement. Le puissant lobby Òmnium Cultural vend aussi toutes sortes d’articles et gadgets pour participer aux prochaines manifestations ou encore pour suspendre à son balcon. C’est également une affaire financière. 6C476BBC-EDEE-4944-9C07-0F3481262494.jpegPar le biais de ses socios, des cotisations mais aussi grâce aux généreuses subventions reçues de la part de la Generalitat - les impôts de toutes et de tous. Comme me l’a dit un passant révolté : « Ici en Catalogne, les non séparatistes et on est beaucoup, on se fait traiter publiquement de cons tant par la TV3 que par Òmnium Cultural avec l’argent de nos impôts. C’est un comble ! »


C’est que Òmnium Cultural est aussi connu pour diffuser mondialement et depuis des B0944B74-8A5B-400C-978D-B92E1F313041.jpegannées des vidéos de propagande comparant la situation en Catalogne à l’Ukraine en guerre ou encore aux conflits des Balkans. Cette véritable machine de propagande au service d’une projet de discrimination raciale recrute massivement dans les quartiers les plus populaires et les moins aisés.
Quant à moi, l’entretien que je sollicitais avec un responsable de cette organisation de l’ombre et sombre je ne l’ai jamais obtenu. Démasqué que j’ai été. Ces gens qui propagent mensonges et qui travestissent la réalité ne supportent pas la contrariété.

 

François Meylan, 3 mai 2018, Barcelona

16/05/2018

Catalogne : visite chez les « indépendantistes ! »

6EFAA837-B109-4DC8-BBC8-48D615427F0E.jpegBarcelone, le 2 mai 2018, visite au stand indépendantiste de la Plaça de Catalunya. C’est cette superbe place en amont de La Rambla. Quand j’y suis allé, quatre quidams tiennent ce qui ressemble à un point d’information. 

Mon attention est, en premier lieu, attirée par la présence du drapeau suisse et je m’adresse aussitôt au personnel du stand :
- Bonjour, pourquoi le drapeau suisse ? Je suis moi-même suisse.
Mes interlocuteurs sont très vite embarrassés. Finalement, le plus loquace se lance et me dit que c’est parce la Suisse protège Anna Gabriel et Marta Rovira (indépendantistes anarchistes et anti-système). Il ajoute que c’est aussi parce que notre pays reconnaît le référendum.
- Et vous voulez être indépendants. Mais pourquoi faire ?
C’est toujours le même qui enchaîne : « On veut une république. »
- Vos flyers m’ont l’air intéressants. Mais pourquoi je peine à trouver une traduction allemande ni même anglaise alors que vous mettez en évidence celui traduit en russe ?
... silence ... personne ne semble pouvoir me répondre.
- Et vous avez sur votre stand aussi les tracts des Comités de Défense de la République (CDR). Ce ne sont pas ces gens vêtus en foncé et cagoulés qui en plus de casser des vitrines et de tagger les édifices publics, passent aussi à baston ceux qui ne pensent pas comme eux ?
... silence très mais très embarrassé pour finalement me répondre qu’ils ne savent pas d’où viennent ces flyers.
Je les remercie alors pour le temps consenti à répondre au touriste suisse que je suis. Cela se voit que ce ne sont pas les « lumières » qui sont de faction sur ce stand et on imagine aisément que les « architectes » agissent dans les coulisses des médias, des institutions, des lobbys et à l’étranger. Les personnes rencontrées qui ont compris que je comprenais à la fois l’espagnol et le catalan sont tout-de-même bien naïves d’arborer le drapeau à l’étoile qui n’est pas celui de la Catalogne historique mais celui de la révolution. De surcroît, d’imaginer que dans une dictature on les laisserait exposer ainsi sur la voie publique.

François Meylan, Barcelone