07/03/2019

Comment la tortilla española a vaincu l’infamie !

17BF93E6-D766-46A1-A1F0-8F419995C8F7.jpegLa tortilla española c’est un plat populaire qui est non seulement connu dans toute l’Espagne mais aussi savouré dans le monde. Populaire parce que la tortilla española se compose, avant toute chose, de pommes de terre. On se rappelle comment cette tubercule comestible, originaire de la cordillère des Andes au Pérou, sauva plus d’une population depuis que l’homme est homme. Soit pour le moins, depuis 8000 ans !
Même si ce n’est que vers la fin du XVIème siècle, à la suite de la découverte de l’Amérique par les conquistadors espagnols, qu’elle s’est rapidement diffusée dans le monde. Aujourd’hui, elle est cultivée dans plus de 150 pays, sous pratiquement toutes les latitudes habitées.
En Suisse également, elle a marqué l’histoire... Le Plan Wahlen est un programme d'autosuffisance alimentaire mis en place en 1940 par le pays de Heidi pour pallier la pénurie de ressources et de matières premières vitales. On l’appela aussi « la bataille des champs ». Il consistait à planter des pommes de terre partout où cela était possible comme par exemple dans les terrains de football. La Suisse était alors encerclée par les forces d’occupation... l’Allemagne et l’Italie.
4BFECD23-6148-4943-8C78-491826E5B668.jpegMais revenons à la tortilla española. Elle a ceci de particulier qu’elle est beaucoup plus juteuse qu’une simple tortilla de patates ou qu’un plat de ruchti zurichois parce qu’elle accueille l’oignon.
L'oignon qui est utilisé à la fois comme légume et comme condiment est connu dès l'Antiquité. Il provient sans doute d'une espèce sauvage d'Asie centrale. Très apprécié des Égyptiens, des Grecs, des Gaulois et des Romains, il n'a jamais cessé d'être utilisé. Il fait partie des recommandations culinaires de Charlemagne. Christophe Colomb l’élève au rang de repas de base pour lui et pour ses navigateurs partis à la découverte du nouveau monde. Les recherches de l’illustre doctoresse Catherine Kousmine nous apprennent que le repas quotidien des marins des caravelles Santa María, Pinta et Niña sont un oignon avec une portion de céréales !
L’oignon apporte vigueur et goût à la nourrissante patate. D’où la tortilla española qui n’a, pour autant, pas terminé son périple. Aujourd’hui, elle unit des citoyens de diverses origines. Ils s’unissent autour d’elle et de ce qu’elle représente. À savoir, l’amour de se dédier à l’autre, l’intelligence du cœur et l’envie de partager et d’élaborer des solutions. Des réponses à la recrudescence du nationalisme, à la manipulation des masses, à la corruption, à la politique des protagonistes et des intérêts particuliers... alors que l’Espagne est menacée de division - tout comme l’Europe qui a cessé de grandir et qui se rétrécit avec son divorce à l’anglaise - les populations ne tardent pas à se rappeler d’un élément capital : l’échelon politique prend habituellement trop de temps à répondre fermement à la menace. Ces mêmes populations comprennent aussi que l’on ne peut pas demander au pyromane de devenir pompier. Ni que l’on ne peut demander au politique - qu’il soit de gauche ou de droite - d’apporter une solution réaliste, durable et surtout humaniste à la situation surréaliste qu’il a lui-même provoquée.

7EE2DEFC-605B-4027-B279-122D539C2D49.jpegAussi, si pour le Comité international « Catalunya peuple d’Espagne » des discussions et des amitiés se sont nouées autour de la tortilla con cebollas, les mois passant, il appartient aujourd’hui à toute la péninsule ibérique de se réunir pas famille, par quartier, par association ou encore par village autour de cette même tortilla española si juteuse et riche culturellement pour écrire à nouveau l’histoire. Comme l’on fait les civilisations antiques et des Andes. De Charlemagne à Colomb en passant par le suisse Whalen, ils ont résisté... ce fut la première bataille. Ensuite, ils ont vaincu. Ce fut la seconde bataille. À l’heure où j’écris ces lignes, celle-ci a commencé. Nous ne nous retournerons pas. Ni ne reculerons. D’autres et beaucoup d’autres vont se lever, eux aussi, à nos côtés et nous vaincrons l’infamie sur notre continent. Nous stoppons la progression de la contamination de nos institutions, de nos cercles intellectuels et académiques, de nos médias de communication par la manipulation des masses, par le suprémacisme, par le capital prédateur, par l’obscurantisme et par l’intelligence mécaniste et sans cœur qu’est le Mal. Eh oui c’est autour de la tortilla española que nous combattons aujourd’hui l’infamie qu’est l’appareil séparatiste catalan criminel. Il est à la solde de corrompus corrupteurs, tout comme d’intérêts particuliers affairistes, en passant du désastre de la révolution bolivarienne aux intérêts géostratégiques en Méditerranée. Ils ont l’argent et le machiavélisme ? Nous avons la tortilla con cebollas et l’intelligence du cœur. Nous vaincrons. L’histoire l’a déjà écrit : la tortilla española a vaincu l’infamie !

Photos : Carmen Sierra Grande

22/02/2019

Police politique, au sein de l’Europe, hors de contrôle de l’État de droit qui cherche à s’armer !

7891983A-893B-43AE-8BBE-8C49D3F2E6AA.jpegFM : Récemment, le gouvernement Sanchez a autorisé à la Généralité de Catalogne l’acquisition de nouvelles armes dites de guerre. Pouvez-vous, nous en dire plus ?

Nicolas Klein : Le 21 janvier 2019, en effet, le Ministère espagnol de l’Intérieur, dirigé par Fernando Grande-Marlaska, a autorisé à la Généralité de Catalogne l’achat d’armes et de munitions afin de venir renforcer l’arsenal de la police régionale catalane, les Mossos d’Esquadra. Il s’agit d’un contrat de 500’000 euros qui doit se diviser en sept lots comprenant notamment des pistolets de calibre 9x19 millimètres, des fusils d’assaut compacts de calibre 7,62x51 millimètres et des fusils d’assaut de calibre 5,56x45 millimètres.

Il s’agit d’armes destinées aux patrouilles habituelles des Mossos d’Esquadra ainsi qu’à la lutte contre le terrorisme, tout du moins officiellement. Les seconds fusils d’assaut seront réservés au Groupe spécial d’Intervention (Grupo Especial de Intervención, GEI), unité d’élite de cette police régionale.

56CAA184-DFB2-4238-B31F-17323901AC7A.jpegFM : Le fait que la Garde civile, en 2017, se soit opposée à ces acquisitions, d’une part, et de l’autre le fait que des Mossos d’Esquadra avec qui nous collaborons affirment que ces achats sont superflus vous surprend-t-il ?

Aucun de ces deux faits ne me surprend véritablement. Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy avait de nombreux défauts, notamment dans son traitement de l’affaire catalane, mais son ministre de l’Intérieur, Juan Ignacio Zoido, avait au moins eu la bonne idée d’écouter la Garde civile, dont la Centrale d’Armes (Central de Armas) estimait qu’il s’agissait d’un arsenal de guerre superflu pour un corps de police purement régional.

Les Mossos d’Esquadra sensés, qui font leur métier consciencieusement et refusent d’être un instrument politique au service des autorités séparatistes de la Généralité, savent aussi que de tels instruments pourraient être utilisés à d’autres fins que celles prévues, notamment comme armes de guerre contre l’armée espagnole (même si nous n’en sommes évidemment pas là).

B86EB7CE-BE50-491F-B677-DBA4F7D85172.jpegFM : En cas de sédition de l’autonomie catalane, les Mossos d’Esquadra pourraient-ils devenir une unité militaire du poids, dans le cas présent une brigade renforcée, voire une petite division (16 000 membres) ?

Nicolas Klein : C’est une possibilité que l’on ne peut évidemment écarter, même si cette armée n’aurait pas réellement une organisation et un commandement militaires, n’en aurait pas non plus l’entraînement, serait d’une taille réduite face aux forces terrestres espagnoles (quasiment 75 000 effectifs) – sans compter les forces de l’ordre et les forces spéciales – et pourrait vite être dépassée en termes matériels, stratégiques et tactiques.

En revanche, si un jour la Généralité de Catalogne décidait de franchir le pas (ce que je n’espère pas), il pourrait y avoir des morts et des dégâts…

A26FB115-6AC2-4E1B-A3F6-C486DD29F5D5.jpegFM : En froid avec l’Europe, la Généralité pourrait-elle se tourner vers d’autres protagonistes étrangers ? Si oui, lesquels ? Et quels sont les courants politiques en présence qui encourageraient cette subversion ?

Nicolas Klein : Toutes les formations politiques indépendantistes catalanes, et en particulier les deux principales (le PDeCAT et l’ERC), cherchent constamment des soutiens de toutes natures à l’étranger. Même si l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique semblent leur avoir fermé la porte de façon définitive, l’ancien président de la Généralité actuellement en fuite, Carles Puigdemont, tente encore d’agiter le landernau médiatique et politique de Bruxelles, arguant d’une nécessaire médiation internationale dans le « conflit catalan ».

L’on a un temps parlé d’une possible intervention (au moins diplomatique) de la Russie ou de la Turquie, même si j’ai du mal à croire que les gouvernements en question interviendront un jour de manière décidée, voire directe, dans cette affaire. Il faudrait que la Généralité de Catalogne leur promette des avantages substantiels. Par ailleurs, je doute que la France et l’Espagne acceptent de voir à leurs portes une région en proie à de graves troubles politiques, sociaux et économiques et qui, en plus, accepterait des troupes ou des bases hostiles aux intérêts de l’Europe occidentale…

21/02/2019

Carmen, catalane, espagnole et femme d’exception !

F9C66A90-6331-4C88-8C9C-900797FEED52.jpegFM : Carmen Sierra Grande, vous êtes née à Ávila et vous vivez dans l’autonomie catalane depuis soixante ans. Vous avez quatre grands enfants - dont trois sont nés à Barcelone et une à Grenade. Ce qui vous donne la joie d’avoir sept petits enfants. Pourtant, comme vous n’êtes pas née vous-même en Catalogne et malgré le fait que vous y habitiez depuis votre jeune âge, un certain Carles Puigdemont, aujourd’hui fugitif  en Belgique, vous différencierait des Catalans nés dans l’autonomie. C’est ce qu’il a fait au lendemain des attentats du 17 août 2017, à la Rambla, en nommant les victimes décédées.
 
Carmen Sierra Grande : Malheureusement, c’est le suprémacisme ambiant qui traverse aujourd’hui notre population catalane qui compte sept millions et demie d’habitants dans lesquels on évalue le poids du courant indépendantiste à deux millions d’âmes. Je dirai même moins. Comme c’est de là que vient toute l’agitation, on a l’impression que les indépendantistes sont majoritaires puisque les autres on ne les entend pas. 
 
984CC19C-2685-4B8E-8162-B1ED12A4317E.jpegFM : Vous êtes responsable du Grupo Barcelona de l’associa Catalunya peuple d’Espagne qui a son siège en Suisse. A quoi cela consiste ? 
 
Carmen Sierra Grande : L’association Catalunya peuple d’Espagne (CPDE) qui est basée à Lausanne a pour objectif de prévenir la montée du nationalisme et du suprémacisme dans l’autonomie catalane et en Europe. Elle porte également la voix des très nombreux Catalans qui se sentent aussi bien espagnols et que nos médias traditionnels peinent à entendre. Elle s’articule autour de zones géographiques en Espagne et en Europe et de groupes thématiques qui concernent les investigations dédiées à des autorités nationales  comme supranacionales tels que l’UNESCO, l’UEFA, INTERPOL ou encore le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève. Pour ma part, comme responsable du Groupe Barcelone (Grupo Barcelona) je recrute dans la cité de Gaudi - nous sommes tous des volontaires, même si nous travaillons d’arrache pied - et je supervise les actions, opérations et autres rendez-vous de mes camarades de CDPE à Barcelone. Par exemple, quand l’un de nos membres vient faire des interviews, photos et vidéos, il m’en informe. 
 
8749D752-938E-46BB-AA1C-A3DBDBC506A6.jpegFM : En dehors de vos responsabilités avec Catalunya peuple d’Espagne, vous participez activement aux activités d’une brigade de volontaires de nettoyage (limpieza de los lazos). Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?
 
Carmen Sierra Grande : Depuis octobre 2017, toutes les semaines, par n’importe quel temps, je sors deux nuits, en brigade, pour nettoyer la voie publique de tout élément de marquage politique. Il est question de rubans adhésifs jaunes, de banderoles, de drapeaux indépendantistes (l’Estelada, celui qui n’est pas légal), etc En ville de Barcelone comme sur toute la Costa Brava. Celles et ceux qui les mettent le font généralement de jour, avec la complicité voire la bienveillance d’autorités locales. Nous on sort de nuit et le visage dissimulé pour ne pas être ni harcelés, agressés ni battus. J’ai moi-même fait l’objet d’une agression physique. Nous avons déposé plainte pénale et nous sommes sur le point de gagner. L’appareil séparatiste catalan ne respecte rien. Ce sont des dizaines de tonnes de plastiques jaunes qui ont déjà été versées sur la Catalogne. Avec un risque écologique important que nous avons du reste dénoncé à l’UNESCO. C’est une manière illégale pour les indépendantistes de s’approprier le domaine public. Comme ils le font également avec les stades de foot. C’est un non respect total du vivre ensemble. Ce qui est révoltant est la passivité des autorités qui ne font pas respecter les sentences municipales. Partout dans le monde, l’usage de la voie publique est réglementé. Est-ce que la Catalogne serait-elle devenue le tiers-monde ? 
 
535BFE00-9D81-4A3A-BD73-0E4667757F3B.jpegFM : Carmen Sierra Grande, quel est votre message pour les jeunes ? 
 
Carmen Sierra Grande : Apprenez à penser par vous-même. Cessez de vous laisser endoctriner par des criminels qui vous utilisent sans aucun scrupule et qui n’ont aucun projet d’avenir à vous proposer. Leur unique préoccupation étant d’échapper à la justice par la voie de la sédition. 
 
FM : Carmen, et la sortie de crise ? Comment la voyez-vous ? 
 
Carmen Sierra Grande : Je la vois difficile mais pas impossible. Il est urgent de rétablir
l’État de droit en Catalogne et de reprendre en main l’éducation. C’est sur les bancs d’école qu’on a durant des générations inculqué la victimisation, le mensonge, la haine de l’autre, la discrimination. Ceux qui ont fait ça sont criminels. Il n’y a pas de mot assez forts pour les qualifier. Ce sont nos jeunes qu’ils ont contaminés. Hors une société qui condamne ses jeunes à la désolation n’a aucun avenir !