21/07/2013

Respect de notre souveraineté et de notre système démocratique

1521546_orig.jpgPour réponses aux nombreux dérapages salariaux qui accompagnent la montée en puissance d’un capitalisme de prédation et de destruction de nos ressources, une quantité d’initiatives populaires voient le jour. Elles visent tantôt à contenir la spoliation de nos entreprises par une poignée de pseudo « top managers », tantôt une plus équitable distribution des fruits de la production. Quelles soient justes ou non n’est pas l’important. Quelles soient utiles ou néfastes non plus. Pour le moins, elles constituent une réponse démocratique aux abus. Ces abus qui mettent en péril la cohésion sociale. C’est, également, une réaction au transfert très inquiétant de notre souveraineté. Celle que nos élus laissent échapper au profit des lobbys et des dirigeants de multinationales. Ces derniers étant plus médiatisés et pesant plus lourds – du moins, en rétributions – que nos ministres.

 

Par contre, ce qui est désagréable c’est quand des managers étrangers - riches à millions - critiquent ou fustigent publiquement ces mêmes initiatives. Comme quand Peter Brabeck, autrichien, patron de Nestlé, brandit la menace des délocalisations si l’initiative contre les1_683719_1204724779.jpg rémunérations abusives (dite Minder) est acceptée.

C'était l’hiver dernier. La 2010-03-26_103333.jpgmême chose quand Carsten Schloter, allemand, CEO de Swisscom, critique la 1 :12.

Ou encore la semaine dernière, Lukas Gähwiler, de nationalité allemande également, directeur général d’UBS Suisse – salaire annuel à sept chiffres, bonus et primes en sus - blâme l’initiative sur le salaire minimum à 4000 francs.

Devant un parterre de journalistes, il déclara :

« Il faut comprendre que ce bas salaire a ceci d’antisocial qu’il va exclure du marché du travail ceux qui ne peuvent prétendre à une paie plus élevée. »

« Quand est-ce que nos autorités convoqueront ces individus vivant un autre monde qui ont la chance de vivre l’une des plus belles régions du monde avec des rémunérations à hauteur de 30 à 40% supérieures à la moyenne européenne, pour capacités et responsabilités égales, pour leur rappeler de respecter avec la plus grande pudeur notre système démocratique ? »

 

Des sociétés comme Nestlé, Swisscom et UBS sont suisses et tout comme leurs employés resteront dans le pays. Si on doit délocaliser, ce sera Messieurs Brabeck, Schloter et Gähwiler.

 

16/07/2013

Salaire minimum : Quel manque de tact...

6996313966_6bf887e8c1_z.jpgLa semaine dernière, Lukas Gähwiler, directeur général d’UBS Suisse, a invité les médias à un déjeuner. La grande banque visant à réduire la distance entre l’économie et la politique.

Vu la baisse de crédibilité de certains parlementaires quand ceux-ci montent au front pour défendre les intérêts d’un capitalisme de prédation, la banque aux trois clés préfère à présent faire campagne d’elle-même.

Et Lukas Gähwiler, riche à millions – salaire annuel à sept chiffres, bonus et primes en sus - de critiquer l’initiative sur le salaire minimum de 4000 francs.

 

Et d'ajouter...

 

« Mais il faut comprendre que ce bas salaire a ceci d’antisocial qu’il va exclure du marché du travail ceux qui ne peuvent prétendre à une paie plus élevée. »

Arrogance, quand tu nous tiens…

 

27/06/2013

Vers une Armée plus "light" mais efficace

photo (1).JPGLe Conseil fédéral a mis en consultation jusqu'au 17 octobre, sa proposition de réformes au sujet de la grande muette. Ainsi l'effectif doit passer de 180'000 à 100'000. Le texte prévoit également de réduire le nombre d'école de recrues de trois à deux par an. Sur ce point, on fait un retour à ce qui s'est longtemps traditionnellement fait soit l'Ecole de recrue (ER) d'hiver et celle d'été.

Une nouveauté très appréciée et appelée des veux de tous depuis longtemps est la réduction des cours de répétition. Ils dureront 13 jours au lieu des 20 actuellement.

Dans ce sens, chaque militaire devra en accomplir six, pour un total de 225 jours, au lieu de 260 aujourd'hui.

C'est une évolution réjouissante dans un pays de la taille du nôtre. On s'est souvent plaint qu'on courrait pour attendre à l'armée.

En réduisant la durée disponible pour accomplir un service de qualité et une satisfaction partagée, on adopte un rythme plus dynamique et on apprend à redéfinir les priorités.

Le concept de sécurité globale ne peut qu'en ressortir plus fort et plus ancré.