09/02/2019

Marta Rovira empêchée par la police à Genève !

D5546E22-8A24-438D-A1BE-8916B6D33E4B.jpegVendredi 8 février 2019, Marta Rovira, ex sécrétaire de *l’ERC - la gauche républicaine catalane - a une nouvelle fois cette année fait venir toute la direction de sa formation politique depuis Barcelone pour marquer un coup médiatique et symbolique fort sur la place des Nations, à Genève. Précisions que le président de cette formation est en prison préventive pour sa participation à la tentative de coup d’état dans l’autonomie catalane les 6 et 7 septembre 2017. À cette époque une courte majorité d’élus indépendantistes avaient violé la constitution espagnole, le statut de l’autonomie - le même qui leur avait pourtant permis d’être élus - et la majorité qualifiée des deux tiers requise en Catalogne.

Pour ainsi se délester de l’opposition et passer en force une nouvelle loi de déconnexion d’avec l’Espagne, Ceci dans le déni le plus total de la majorité de la population catalane qui ne partage pas les vues séditionistes. Le rapport est d’environ de 2 millions en faveur de l’indépendance contre 5,4 millions qui se sentent à la fois espagnol que catalan et ainsi sont atachés à la double culture. Ce vendredi, la manœuvre de Marta Rovira consistait à tenir une conférence de presse sur l’emblématique place des Nations, à la hauteur de la célèbre chaise manifeste contre l’emploi des mines anti personnelles. Entourée de sa coupole, une trentaine de personnes ayant volé avec EasyJet le matin même, et avec comme seul média la TV3, organe de propagande séparatiste financé avec les impôts de tous les Catalans.

L’illusion donnée par l’imposante allée des drapeaux, devant le siège onusien, est toujours bonne pour un plan marketing. Pire, pour une action de manipulation des masses dont l’appateil séparatiste catalan, d’origine criminelle, a le secret. Le lieu offre une ambiance solanelle et laisse croire à une visite protocolaire qui en réalité n’a pas lieu. Comme a tenté de nous faire croire, jadis, le journaliste du quotidien "Le Temps", Adrià Budry Carbo, avec son article sur l'élu et séparatiste catalan, également membre de l'ERC, Roger Torent : "A Genève, la Catalogne pousse son plan D." On notera, au passage, le titre trompeur du papier de Budry Carbo ! La Catalogne ne saurait être évoquée quand on sait que les "indépendantistes" ne représentent pas la moitié de la population catalane qui est de 7,5 millions d'habitants.

Sauf que voilà... l’utilisation de cette place est soumise à autorisation. La demande est à formuler au service gérant les espaces publics de la Ville de Genève. 

329F6AD1-9A3D-4BD4-8581-C2054A086390.jpegUn appel téléphonique au service mentionné permettait alors d’apprendre qu’aucun événement de cette empleur n’était annoncé dans la Cité de Calvin. Et une fois toute la coupole installée pour son action de propagande, la police fut appelée pour appliquer loi et règlement. N’en déplaise à Madame Rovira qui a fuit la justice espagnole à l’hiver 2018 pour trouver refuge dans la charmante cité sarde de Carouge (GE). Tout en revendiquant haut et fort son intention de poursuivre ses activités de déstabilisation à l'encontre de la démocratie espagnole, depuis la Suisse. 

On peut remercier l’employé du service de la ville et les policiers genevois d’être intervenus à bon escient, malgré un climat politique genevois et journalistique "naïf" et romantique qui donne la priorité au bourreau.

On est ainsi heureux d’avoir la confirmation que la loi est la même pour tous. 

8390D53D-ED8B-466D-BC5C-CFE8AD04CEAE.jpegToutefois, on est en droit de se demander encore combien de temps Genève va-t-elle se montrer si complésente avec un appareil séparatiste qui pratique à l’encontre de la population catalane le nationalisme, le suprémacisme, la discrimination linguistique et de rue, la police politique et la manipulation des masses. Faut-il rappeler les récents appels du président non élu de la Généralitat **Quim Torra à emprunter la voie slovène en Catalogne ? C’est-à-dire la guerre !

2FCFCF19-BA35-4879-8278-9E2A323E6F36.jpegIl est également peu courant de voir une direction de parti politique tenir ses réunions à l’étranger. Entre le principe élémentaire de la liberté d’expression et la proportionnalité, nos autorités semblent avoir manqué un chapitre. 

Intervention : François Meylan et Catalunya peuple d’Espagne (CPDE), Lausanne. 

Photos : François Meylan 

*Pour comprendre ce qu'est l'ERC... cliquer sur ce lien !

**Pour comprendre qui est Quim Torra... cliquer sur ce lien !

 

24/12/2018

Catalogne, des liens entre l’appareil séparatiste et le terrorisme islamiste !

nicolas klein, terrorisme, françois meylan terrorisme, françois meylan terrorisme Catalogne, nicolas klein François meylanCatalogne : alerte risque attentats...

Entretien exclusif avec Nicolas Klein...

FM : Nicolas Klein, les menaces d’attentats terroristes répétées de ces derniers jours sur Barcelone et en Europe en général semblent coïncider avec l’épuisement des forces de l’ordre, non ?

Nicolas Klein : En effet, même si la situation semble moins extrême en Espagne qu’en France pour lesdites forces de l’ordre. Ces dernières ont néanmoins été hautement sollicitées ces derniers temps, entre l’arrestation de plusieurs djihadistes présumés en plusieurs points du territoire espagnol (dont la Catalogne), leurs missions habituelles et la gestion de la crise catalane. On l’a encore vu ce vendredi 21 décembre, avec le Conseil des ministres que le gouvernement national de Pedro Sánchez avait décidé d’organiser à la Bourse de la Mer de Barcelone, afin de « recoller les morceaux » (vœu pieux) avec les autorités de la Généralité.
Tout le monde craignait en effet un déferlement de violence de la part de manifestants chauffés à blanc par les dirigeants séparatistes de la Catalogne et les organisations qui leurs sont proches, d’où un dispositif policier impressionnant dans la capitale régionale. Violences il y a eu, certes, mais les protestations ont été moins importantes que prévu et la situation a été globalement maintenue sous contrôle.

nicolas klein, terrorisme, françois meylan terrorisme, françois meylan terrorisme Catalogne, nicolas klein François meylanFM : Il y a certes la symbolique religieuse, comme pour le marché de Noël à Berlin en 2016 et celui de Strasbourg il y a quelques jours, mais l’épuisement provoqué à la fois par les Gilets Jaunes et par les CDR de chaque côté des Pyrénées pourrait-il faire le jeu des individus qui nous menacent d’attentats ?

Nicolas Klein : C’est possible, même si je pense qu’il faut différencier le mouvement des Gilets Jaunes et les organisations liées à l’indépendantisme catalan. Les premiers sont globalement pacifiques, notamment en province, et si certains ont pu se radicaliser dans quelques villes (notamment à Paris, Toulouse ou Bordeaux), les casseurs que l’on a pu observer à l’œuvre sont globalement des fauteurs de troubles professionnels qui ont profité des événements pour s’adonner à leur passe-temps favori.
Les Comités de Défense de la République (CDR), de leur côté, sont par essence bien plus remuants, pour ne pas dire violents – et ils cherchent toujours à organiser des actions coup de poing.

nicolas klein, terrorisme, françois meylan terrorisme, françois meylan terrorisme Catalogne, nicolas klein François meylanFM : Il est aujourd’hui notoire que l’appareil séparatiste catalan a favorisé les réseaux djihadistes en Catalogne. Comment ?

Nicolas Klein : Les autorités sécessionnistes catalanes se sont rapprochées il y a déjà plusieurs années de personnalités qui ont fait ou font partie de réseaux djihadistes en Catalogne en particulier et en Espagne en général pour des raisons assez claires, comme je l’ai montré dans un article publié à la rentrée 2017 : elles voulaient et veulent toujours se servir des associations musulmanes et des prêches dans les mosquées pour influencer l’opinion et le vote des immigrés de confession musulmane en faveur de l’indépendance.
Dans ce cadre, des personnalités troubles ont été contactées et même récompensées pour leurs bons et loyaux services par la Généralité, tandis que des associations ont été créées ad hoc, comme Nous Catalans (« Nouveaux Catalans »).
Cette politique communautaire était déjà contestable en soi mais le rapprochement avec des hommes au passé et/ou aux intentions criminels a achevé de la discréditer à mes yeux – et aux yeux de bien des Espagnols, notamment dans la région. Pour plus de précisions, je vous renvoie à mon article à ce sujet intitulé « Les liaisons dangereuses : séparatisme, Islam radical et attentats en Catalogne ». (Lien en annexe)

nicolas klein, terrorisme, françois meylan terrorisme, françois meylan terrorisme Catalogne, nicolas klein François meylanFM : Comment ont été récupérés les attentats du 17 août 2017 par ce même appareil séparatiste dans le cadre de la guerre de la communication qu’il conduit contre l’Espagne ?

Nicolas Klein : Dès l’annonce des attentats d’août 2017, la Généralité de Catalogne a voulu marginaliser l’État espagnol dans la communication autour des événements et de l’enquête, ce qui a été favorisé par les réactions tardives de l’exécutif de Mariano Rajoy. Par ailleurs, les forces de l’ordre nationales n’ont pas reçu de la part de la police autonome catalane (les Mossos d’Esquadra) des informations essentielles dans le cadre de la compréhension et de la résolution de l’enquête criminelle, comme on l’a appris plus tard.
À plusieurs reprises, les autorités de la Généralité ont par ailleurs eu des déclarations malheureuses, distinguant ainsi les victimes « catalanes » des victimes « espagnoles » dans le décompte macabre des terroristes.
Notons enfin que les indépendantistes de tout poil accusent depuis lors le gouvernement espagnol d’avoir dissimulé les menaces terroristes sur Barcelone, voire d’avoir favorisé ou organisé les attentats (le tout sans le moindre début de preuve) dans le but d’affaiblir le mouvement indépendantiste…

http://cerclearistote.com/les-liaisons-dangereuses-separatisme-islam-radical-et-attentats-en-catalogne-par-nicolas-klein/

03/06/2018

Un nouveau Nuremberg pour les djihadistes déchus de Daech ?

8F4A7816-E777-4403-83CE-4F88B42620E4.jpeg*À l’heure où le pseudo califat de l’État islamique (EI) est chassé des ruines irakiennes et syriennes, la question de que faire de ses revenants est récurrente. En premier lieu, on s’accorde sans problème sur le fait que chaque cas doit être traité individuellement. Ce qui même avec la force de l’État de droit n’est pas une sinécure. En février dernier, le «Courrier International » rappelait que selon les chiffres officiels, octobre 2017, au moins 2000 anciens membres de l’organisation criminelle étaient rentrés en Occident. Sans compter ceux qui n’ont pas été repérés. Les chiffres sont à la fois difficiles à estimer qu’à interpréter. Et on ne peut exclure que ceux qui sont rentrés antérieurement n’aient fait des émules. Plus déconcertant encore, c’est les comptages très approximatifs de chacun des États concernés. L’important est alors de savoir comment traiter ces cas. Pour le Comité international de la Croix-Rouge, il ne faut pas déclencher de surenchère et traiter tous les individus ainsi que leurs familles humainement et dans le respect du droit international. L’effort devant porter sur leur « réintégration ». Ce qui contraste avec les déclarations du ministre de la Défense britannique Gavin Williamson, dans les colonnes du tabloïd « Daily Mail » : « Un terroriste mort ne peut pas nuire au Royaume-Uni ». Et d’ajouter : « Je pense qu’aucun terroriste ne devrait jamais être autorisé à revenir. Nous devons tout faire pour détruire et éliminer cette menace. » Le problème comme disait Gandhi : « Oeil pour œil, nous serons tous aveugles ». Dans les Balkans, en particulier au Kosovo et en Bosnie-Herzégovine - tous deux à majorité musulmane - c’est la prison qui est prévue pour un à cinq ans. Avec un important effort financier consenti par l’Agence américaine pour le développement international (Usaid) en faveur de programmes de resocialisation. Une fois la peine terminée, pour éviter une nouvelle radicalisation. Aux Danemark et en Belgique c’est une politique de la deuxième chance qui prévaut. Tendre la main, éduquer et comprendre sont les maîtres mots. Pour l’instant, cela semble réussir. Alors qu’en Allemagne on assiste à la fin de la tolérance : « Pour nous, à partir de maintenant qui est allé rejoindre l’EI en est aussi membre », résume un procureur. Pour sa part, le quotidien « Der Spiegel » précise que tout membre d’une organisation terroriste qui rentre en Allemagne risque une peine de prison allant jusqu’à dix ans. Rappelons que la patrie de Merkel s’était jusqu’ici montrée très compréhensive particulièrement avec les femmes et les mères parties rejoindre leurs compagnons djihadistes. Jusqu’à l’instant où quelques arrestations sur place, notamment en Irak, démontrent la nature criminelle de certaines de ces allemandes. Quant à la France, pays européen comptant les plus grand nombre de compatriotes ex-membres de Daech, elle se trouve en première ligne dans la gestion des « revenants ». Pourtant, elle n’a toujours pas de ligne claire. Certes, elle n’est pas la seule. Pour l’heure, les Français détenus sur sol irakien ou syrien font tous l’objet d’un mandat d’arrêt, indique le procureur de Paris François Molins. Pour autant, le super magistrat, précise que les ressortissants de l’hexagone ont été arrêtés dans le cadre d’un conflit armé et que les pays dans lesquels ont été commises des exactions ont eux aussi un droit légitime à les juger. Sauf en cas de peine de mort - on pense, en particulier, à cette djihadiste allemande qui a été récemment condamnée à mort à Bagdad, la ministre de la Justice française Nicole Belloubet assure que dans ce cas Paris interviendrait. Quant aux autres ? Ceux qui sont déjà rentrés dans l’hexagone ? Certaines personnes ont été jugées. D’autres sont encore libres, bien que surveillées par les services de renseignements. Et d’autres encore font l’objet d’un suivi judiciaire en milieu ouvert. On le voit, ce dossier cornélien appert, pour l’heure, insoluble. Sans évoquer les voisins méditerranéens comme par exemple la Tunisie. Cette dernière a encore déclaré ne pas être prête ni ne vouloir le retour de ses nationaux djihadistes. Finalement, vu ce constat, la piste à explorer ne serait-elle pas de centraliser tant les investigations que les poursuites pénales sous l’égide d’un organisme supranational ? Ce qui s’est passé sur les territoires du Levant depuis 2012 est, osons l’affirmer, un crime contre l’humanité. Nos démocraties et le monde en général doivent peut-être passer par un nouveau procès de Nuremberg. Il en va de la survie de l’Etat de droit !

*Puplié une première fois sur la page Facebook « Les libéraux ».