26/07/2019

Catalogne : Boris Engelson ou la faillite du journalisme romand !

57516B60-B11B-4CB3-8E3E-7CD43A868658.jpegLundi 8 juillet 2019, je fus invité par une ONG espagnole active dans la dénonciation de la discrimination, aux côtés du professeur d’histoire espagnol et catalan Francisco Oya. Celui-ci, appuyé par le prestigieux « Foro de Profesores » a été suspendu par une Generalitat catalane séparatiste et suprémaciste - fort heureusement, ne représentant pas la majorité sociale - pour une durée de dix mois sans salaire.

https://www.abc.es/sociedad/abci-piden-investigue-prevaricacion-funcionarios-sancionaron-profesor-antiseparatista-201907300205_noticia.html

On lui reproche de dénoncer l’endoctrinement sur les bancs d’école, de dénoncer la réécriture de l’histoire par l’appareil séparatiste et d’avoir utilisé des supports de cours pourtant publics et complémentaires mais qui ne sont pas du goût de celles et de ceux qui endoctrinent, dans l’autonomie catalane depuis les années 80.

Le connaissant personnellement, je ne peux qu’aller dans son sens. Surtout quand il m’explique comment  l’institution suprémaciste catalane invente une Catalogne préhistorique ou encore prétend que le navigateur  génois Christophe Colon était catalan. Notons que l’évènement se déroulait, en marge du Conseil des droits de l’homme des Nations unies.

La thématique était lourde. Les problèmes lancinants dans l’automomie catalane, depuis des décennies, à savoir la discrimination systématique de la langue de Cervantes dans les écoles publiques comme dans les établissements concertés (semi privé) et même sur la voie publique. Alors que la moitié de la population de l’autonomie de 7,5 millions d’habitants a l’espagnol comme langue maternelle (voir les études du professeur français hispanisant Nicolas Klein). On brime l’usage de l’espagnol dans les préaux. On dresse des listes des professeurs n’ayant pas le catalan comme langue maternelle. On amende les restaurateurs qui n’affichent par leurs cartes en catalan, on harcèle à l’école de police - les Mossos d’Esquadra -les aspirants non catalaniste - politiquement parlant, on va juste à gifler et à projeter au sol cette écolière de dix ans de la commune de Terrassa - agglomération de Barcelone - qui a eu le malheur de dessiner un drapeau espagnol en y ajoutant « Viva España. »

6513DD90-6118-4C40-88EC-8BFC81B78B9D.jpegLa liste est longue pour décrire les agissements de l’appareil séparatiste à l’endroit de sa population. Dans tous les cas, le sujet est assez important pour en faire un sujet d’actualité, dans notre presse romande. Et c’est là qu’intervient piteusement le journaliste indépendant Boris Engelson. Accordons-lui le mérite de s’être déplacé au Palais des Nations ce lundi pesant d’un caniculaire mois de juillet. Malheureusement, son avis était vraisemblablement déjà fait avant la conférence. Il n’est pas venu avec la posture du journaliste qui est encore habité par la Charte de déontologie de Münich. Celle-ci stipulant que la recherche de la vérité, quelqu’en soit le prix est la mission première du journaliste.

Alors qu’il avait, à sa disposition, les interlocuteurs de choix, la documentation nécessaire et manifestement le temps, il a préféré disqualifier, à la fois, la probité des intervenants que la valeur informative de haut niveau de l’évènement.

Dans son article du numéro 955 du magazine genevois  « Tout l’Immobilier », Rubrique « Emploi & Formation » du 15 juillet dernier, Engelson qui, par ailleurs était assis à ma gauche lors de la conférence et donc en première ligne de mon intervention, nous taxe d’individus d’extrême-droite ! Rien que ça.

Il appuie son propos, au cours de ses lignes dont le message n’est que difficilement audible et que l’on pourra prendre pour de la prose, sur le fait qu’il a fait des recherches sur l’encyclopédie libre en ligne Wikipedia pour nous attribuer cette étiquette ô combien lourde à porter de nos jours.

Boris Engelson, à qui on peut recommander l’oeuvre de Spinoza, à refusé d’explorer une réalité qui est autre que la sienne et rejoint ainsi les leaders séparatistes catalans, qui toujours en manque d’arguments face à un raisonnement construit, vous disqualifie avec la même attitude que Engelson : vous êtes d’extrême-droite ou encore « facho » parce que vous ne partager pas leur opinion. 

Précisons que cet écrit est adressé comme proposition de droit de réponse à la rédaction du « Tout l’Immobilier » et je confirme ni le professeur Francisco Oya, ni moi-même, ni l’association suisse apolitique et enregistrée comme telle à Lausanne que je représente « Catalunya peuple d’Espagne », ni l’organisateur l’ONG Hazteoir ne sommes d’extrême-droite. 

Si le fait de dénoncer l’injustice, la discrimination sous toutes ses formes et des cas de suprémacisme intolérables à notre époque et sur notre continent nous place automatiquement sur ce bord de l’échiquier politique alors oui Engelson illustre bel et bien la faillite du journalisme romand ! 

28/04/2019

Endoctrinement scolaire dans l’autonomie catalane, un professeur s’insurge... il est mis à pied !

2B6D2D93-F095-414A-B5B6-FF421891236A.jpegEntretien exclusif avec le professeur et spécialiste de l’Espagne Nicolas Klein : 

FM :Vous évoquez, sur le très suivi blog « Actualité et réflexions sur l’Espagne », que la Cour constitutionnelle espagnole vient d’apporter des garanties supplémentaires à la Loi catalane sur l’Éducation. Qu’en est-il ?

Nicolas Klein : En effet, une sentence a été rendue par la Cour constitutionnelle à la fin du mois d’avril 2019 à ce sujet. Cette décision apparaît un peu contradictoire car, d’un côté, les promoteurs du recours sur lequel la Cour a eu à se prononcer ont vu l’un des points les plus polémiques de la Loi catalane sur l’Éducation validé – à savoir celui concernant la place de l’espagnol et du catalan dans l’enseignement public régional.

La langue de Cervantes est en effet largement marginalisée dans ce domaine (à peine deux heures d’enseignement en espagnol dans le système secondaire catalan) alors que la majeure partie des Catalans sont hispanophones de naissance et que les parents d’élèves (ou même certains professeurs) se plaignent amèrement de ces dispositions. Or, la Cour constitutionnelle n’a retoqué aucune législation de la Généralité de Catalogne à ce sujet.

En revanche, elle a réaffirmé la nécessité d’une évaluation objective des compétences des élèves en langue espagnole (l’on sait que les tests menés à bien par les autorités catalanes sont souvent manipulés) afin que les savoirs de base soient acquis de façon uniforme sur l’ensemble du territoire espagnol.

Il s’agit d’une garantie au moins théorique dans le domaine. Pourtant, il n’est pas certain qu’elle suffise à faire respecter dans la pratique les droits linguistiques de la majeure partie des citoyens et élèves catalans. De fait, les promoteurs d’un bilinguisme strict à l’école publique catalane (50 % des cours en catalan, 50 % en espagnol) se sont dits déçus et inquiets après la révélation de la dernière sentence de la Cour constitutionnelle. Ils ne peuvent pour le moment compter que sur leurs propres forces et sur le soutien de la Cour supérieurede Justice de Catalogne (TSJC), qui a régulièrement statué en leur faveur.

FM : D’autre part, nous venons d’apprendre les déboires du professeur Francisco Oya. Qu’en-est-il exactement ?

Nicolas Klein : L’affaire Francisco Oya a en effet beaucoup fait parler d’elle et renforce le sentiment d’abandon d’une partie substantielle de la population catalane. Professeur d’histoire au lycée Joan-Boscà de Barcelone, Francisco Oya a été mis à pied en avril dernier pour une durée de dix mois, avec suspension de salaire.

Il s’était en effet ouvertement opposé à l’endoctrinement des élèves de Catalogne (qui est un vrai problème très inquiétant) et à la manipulation des programmes d’histoire dans la communauté autonome (qui est là aussi scandaleuse).

Il fait partie de ces citoyens catalans, de plus en plus nombreux, qui prennent la parole en public et s’organisent pour faire face à un processus totalitaire de réécriture de l’histoire et de manipulation de la conscience des élèves et étudiants. La sanction qui le frappe est aussi l’un des exemples les plus flagrants de la persécution que subissent tous les Catalans (et en particulier les fonctionnaires) qui osent protester un peu trop fort contre l’autoritarisme de la Généralité. Un autre ancien professeur catalan, Dolores Agenjo, pourrait elle aussi en témoigner…

FM : Quelles sont ses possibilités de recours tant sur le plan national que supranational ? On touche là au droit fondamental à l’éducation ?

Nicolas Klein : En effet, il s’agit de respect du droit, de la Constitution et des libertés individuelles – un dernier point dont se targue pourtant sans cesse la Généralité de Catalogne… Comme je le disais plus haut, la Cour constitutionnelle espagnole reste un recours important, de même que le TSJC.

Par ailleurs, la Cour européenne des Droits de l’Homme et l’Union européenne (qui s’intéresse dernièrement à la marginalisation de l’espagnol dans le système scolaire catalan) sont peut-être des points d’appui pour les citoyens concernés (qui sont nombreux, je le répète).

FM : Peut-on affirmer, sans risque de se tromper, que l’appareil séparatiste catalan procède à une discrimination linguistique ?

Nicolas Klein : C’est l’évidence même. Les Catalans hispanophones et anti-indépendantistes sont discriminés depuis des années, pour ne pas dire des décennies, par la Généralité de Catalogne, quand ils ne sont pas tout simplement mis au pilori et persécutés.

C’est l’un des éléments qui démontrent la dérive autoritaire croissante du séparatisme catalan, dont les partisans considèrent que la Catalogne est leur apanage (« La rue nous appartient » ou « La télévision sera toujours à nous » sont des slogans récurrents dans leurs rangs) et que les « unionistes » sont des colons, un corps étranger illégitime à expulser ou à faire taire de toute urgence.

31/08/2016

Ne pas payer ses impôts n'est pas seulement anti-libéral mais c'est voyou !

FullSizeRender (10).jpgQu'est-ce qu'il est désagréable d'apprendre qu'une commission d'enquête européenne a du épingler, après trois années d'investigations, la firme Apple ainsi que quelques Politiques non regardant. Pour avoir activement organisé une soustraction fiscale de grande ampleur.

Ce n'est pas moins de 13 milliards d'euros que Bruxelles demande au concepteur de l'iPhone.

Il est vrai qu'avec un taux d'imposition ridicule à moins de 1% tant en 2013 qu'en 2014 on pourrait croire à la farce.

Les élus irlandais qui sont mis en cause ont manifestement confondu libéralisme avec néolibéralisme. Ce dernier ne respecte ni le Droit, ni l'État nation, ni le bien commun et...bien entendu ni le Politique qu'il va tenter de soudoyer.

Et de rappeler "Dante" avec l'inscription sur la porte de l'enfer :

"Vous qui entrez ici, perdez tout espoir."

Parce que tant les dirigeants de l'entreprise à la pomme que les "corruptibles" celtiques y sont en enfer, avec si peu de scrupule. Quand on sait la trésorerie d'Apple dont l'unité de comptabilité est la dizaine de milliards de dollars et les marges exorbitantes voire indécentes que l'entreprise dégage sur ses ventes et elle fait tout pour éviter la saine redistribution des profits.

D'autre part, l'argument de la création d'emplois ne tient pas sur la durée, face à la flambée des loyers, à la hausse des charges liées aux infrastructures et aux services générées par l'implémentation de quelques multinationales.
La concurrence fiscale et l'encouragement aux entreprises sont des concepts acceptables mais il y a le peu et le trop peu qui finissent par être préjudiciables pour le bien commun et pour la collectivité.

Sans parler de la paix sociale. A suivre...