02/06/2019

Autonomie catalane, des luttes politiques aux conséquences économiques incertaines !

240FB9DA-3356-4335-9991-3AC7165F5626.jpegExclusif, avec le professeur Nicolas Klein, comprendre les dernières élections catalanes.
 
FM : Les 28 avril et le 26 mai, il y a eu des élections en Espagne et en particulier dans l’autonomie catalane. Pour nombre d’observateurs, elles ont été importantes pour mesurer le sentiment vis-à-vis du courant séparatiste dans la péninsule. Qu’en pensez-vous ?

Nicolas Klein : Ces élections ont en effet eu leur importance dans le domaine car elles sont les premières à se dérouler depuis le début du procès d’une dizaine d’anciens dirigeants indépendantistes, en février 2019, et doivent également permettre d’établir les soutiens au futur gouvernement socialiste de Pedro Sánchez au niveau national. Or, un tel soutien passera (malheureusement) peut-être par les deux principales formations sécessionnistes catalanes, la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) et le Parti démocrate européen de Catalogne (PDeCAT).

Il faut toutefois se garder de faire du dernier scrutin (celui du 26 mai) un indicateur trop clair. Les Espagnols en général et les Catalans en particulier ont tendance à voter différemment selon la nature et le périmètre des enjeux. En Catalogne, il me semble que le scrutin national et le scrutin régional sont les deux événements majeurs à vraiment prendre en compte (plus que les municipales ou les européennes). Et dans ces deux premiers cas, le sentiment « unioniste » ou l’idée que c’est à Madrid que la politique se joue dominent largement.

D59E031C-95FA-4D78-AEA0-93384EE32D31.jpegFM : Votre état des lieux ?

Nicolas Klein : Les élections municipales et européennes du 26 mai dernier devaient, pour l’essentiel, mesurer l’état des forces au sein même du monde séparatiste catalan. En d’autres termes, elles devaient permettre de répondre à la question suivante : qui, d’Oriol Junqueras ou de Carles Puigdemont, dominera l’univers indépendantiste ? Quelle formation (l’ERC ou le PDeCAT) l’emportera sur l’autre ?

Une fois de plus, le choix des électeurs n’a pas été univoque. D’un côté, la Gauche républicaine de Catalogne semble l’avoir emporté au niveau municipal avec 23,5 % des suffrages exprimés environ sur toute la communauté autonome. Toutefois, le parti de Carles Puigdemont et Quim Torra est parvenu à se maintenir dans un certain nombre de ses fiefs. De plus, ce sont surtout les socialistes catalans qui ont réussi à se renforcer dans différentes municipalités.

De l’autre côté, aux élections européennes, la coalition Ahora Repúblicas (qui regroupe l’ERC et diverses formations indépendantistes basques et galiciennes, notamment) est arrivée devant Libres pour l’Europe (alliance dont le noyau dur est le PDeCAT). La première a ainsi emporté 1,2 million de voix environ (soit 3 sièges sur les 54 dont l’Espagne dispose au Parlement européen) tandis que la seconde a obtenu 1 million de bulletins approximativement (soit 2 élus).

Il semble donc que la guerre que se livrent Junqueras et Puigdemont à distance ne soit pas terminée.

533CF2D3-A235-4492-97DC-3BF76197EA39.jpegFM : Comment expliquer que la mairie de Barcelone échappe, une nouvelle fois, aux formations clairement affichées pour l’unité de l’Espagne ?

Nicolas Klein : Comme dans beaucoup d’autres municipalités, la mairie de Barcelone affiche une forte fragmentation électorale. La coalition menée par Ernest Maragall, de l’ERC, arrive en tête de très peu (environ 5 000 voix) devant Barcelone en Commun, la plateforme de la maire sortante, Ada Colau, soutenue par Podemos. Toutes deux ont obtenu 10 sièges sur les 42 que comptent le Conseil municipal de la capitale catalane.

Derrière eux, l’on retrouve le Parti des Socialistes catalans (PSC) de Jaume Collboni, qui multiplie son nombre d’élus par deux (de 4 à 8 sièges). Suivent Manuel Valls (soutenu par Citoyens) avec 6 sièges, le PDeCAT (qui s’effondre en passant de 10 à 5 sièges) et le Parti populaire, qui limite la casse avec 2 représentants contre 3 aux élections municipales de 2015.

Une question se pose désormais : comment parvenir à la majorité absolue (21 sièges) ? Comme dans toutes les autres municipalités espagnoles, si un accord n’est pas trouvé d’ici à la mi-juin, la liste arrivée en tête (celle de l’ERC, donc), gouvernera automatiquement… mais en minorité. De nombreux enjeux (la lutte entre indépendantisme et « unionisme », la lutte entre gauche et droite, la lutte au sein de la gauche et de la droite, la lutte au sein même du sécessionnisme) se croisent et s’enchevêtrent à Barcelone.

Va-t-on vers une alliance tripartite « de gauche » entre l’ERC, Barcelone en Commun et les socialistes ? Ou vers une coalition menée par Ada Colau et Jaume Collboni avec le soutien ponctuel de Manuel Valls ?

Les indépendantistes pourraient gouverner la plus grande ville de Catalogne même si ce n’est pas certain du tout. Par ailleurs, quand bien même ils y parviendraient, ils ont encore perdu des plumes dans ce scrutin. En 2015, ils représentaient 18 sièges sur 41. Aujourd’hui, ils n’en sont plus qu’à 15 élus. Et dans la ceinture métropolitaine de Barcelone (traditionnellement « unioniste »), la situation est encore plus catastrophique pour eux puisque le PDeCAT y a beaucoup souffert, notamment au profit du PSC.

9C91E217-3700-430C-89C1-522CD9565C9F.jpegFM : Votre vision pour l’autonomie catalane ?

Nicolas Klein : Il est difficile, à ce stade, de faire des prévisions fiables et solides. Notons cependant qu’en ce début de mois de juin se tenait dans la station balnéaire de Sitges la réunion annuelle du Cercle de l’Économie, organisation patronale catalane qui invite tous les ans les dirigeants régionaux et nationaux à exprimer en public leur vision de l’économie à court, moyen et long terme.

D’un côté, les grands patrons réunis sur place ont demandé au président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, de s’orienter vers plus d’autonomie pour la Catalogne – un désir auquel il n’a pas formellement répondu, préférant pour le moment se montrer prudent pour des raisons électorales. De l’autre, ces mêmes entrepreneurs n’ont pas caché leur pessimisme concernant l’évolution économique de la Catalogne et ont mis en scène leur rupture totale avec le président de la Généralité, Quim Torra.

Affaire à suivre, donc…

28/04/2019

Endoctrinement scolaire dans l’autonomie catalane, un professeur s’insurge... il est mis à pied !

2B6D2D93-F095-414A-B5B6-FF421891236A.jpegEntretien exclusif avec le professeur et spécialiste de l’Espagne Nicolas Klein : 

FM :Vous évoquez, sur le très suivi blog « Actualité et réflexions sur l’Espagne », que la Cour constitutionnelle espagnole vient d’apporter des garanties supplémentaires à la Loi catalane sur l’Éducation. Qu’en est-il ?

Nicolas Klein : En effet, une sentence a été rendue par la Cour constitutionnelle à la fin du mois d’avril 2019 à ce sujet. Cette décision apparaît un peu contradictoire car, d’un côté, les promoteurs du recours sur lequel la Cour a eu à se prononcer ont vu l’un des points les plus polémiques de la Loi catalane sur l’Éducation validé – à savoir celui concernant la place de l’espagnol et du catalan dans l’enseignement public régional.

La langue de Cervantes est en effet largement marginalisée dans ce domaine (à peine deux heures d’enseignement en espagnol dans le système secondaire catalan) alors que la majeure partie des Catalans sont hispanophones de naissance et que les parents d’élèves (ou même certains professeurs) se plaignent amèrement de ces dispositions. Or, la Cour constitutionnelle n’a retoqué aucune législation de la Généralité de Catalogne à ce sujet.

En revanche, elle a réaffirmé la nécessité d’une évaluation objective des compétences des élèves en langue espagnole (l’on sait que les tests menés à bien par les autorités catalanes sont souvent manipulés) afin que les savoirs de base soient acquis de façon uniforme sur l’ensemble du territoire espagnol.

Il s’agit d’une garantie au moins théorique dans le domaine. Pourtant, il n’est pas certain qu’elle suffise à faire respecter dans la pratique les droits linguistiques de la majeure partie des citoyens et élèves catalans. De fait, les promoteurs d’un bilinguisme strict à l’école publique catalane (50 % des cours en catalan, 50 % en espagnol) se sont dits déçus et inquiets après la révélation de la dernière sentence de la Cour constitutionnelle. Ils ne peuvent pour le moment compter que sur leurs propres forces et sur le soutien de la Cour supérieurede Justice de Catalogne (TSJC), qui a régulièrement statué en leur faveur.

FM : D’autre part, nous venons d’apprendre les déboires du professeur Francisco Oya. Qu’en-est-il exactement ?

Nicolas Klein : L’affaire Francisco Oya a en effet beaucoup fait parler d’elle et renforce le sentiment d’abandon d’une partie substantielle de la population catalane. Professeur d’histoire au lycée Joan-Boscà de Barcelone, Francisco Oya a été mis à pied en avril dernier pour une durée de dix mois, avec suspension de salaire.

Il s’était en effet ouvertement opposé à l’endoctrinement des élèves de Catalogne (qui est un vrai problème très inquiétant) et à la manipulation des programmes d’histoire dans la communauté autonome (qui est là aussi scandaleuse).

Il fait partie de ces citoyens catalans, de plus en plus nombreux, qui prennent la parole en public et s’organisent pour faire face à un processus totalitaire de réécriture de l’histoire et de manipulation de la conscience des élèves et étudiants. La sanction qui le frappe est aussi l’un des exemples les plus flagrants de la persécution que subissent tous les Catalans (et en particulier les fonctionnaires) qui osent protester un peu trop fort contre l’autoritarisme de la Généralité. Un autre ancien professeur catalan, Dolores Agenjo, pourrait elle aussi en témoigner…

FM : Quelles sont ses possibilités de recours tant sur le plan national que supranational ? On touche là au droit fondamental à l’éducation ?

Nicolas Klein : En effet, il s’agit de respect du droit, de la Constitution et des libertés individuelles – un dernier point dont se targue pourtant sans cesse la Généralité de Catalogne… Comme je le disais plus haut, la Cour constitutionnelle espagnole reste un recours important, de même que le TSJC.

Par ailleurs, la Cour européenne des Droits de l’Homme et l’Union européenne (qui s’intéresse dernièrement à la marginalisation de l’espagnol dans le système scolaire catalan) sont peut-être des points d’appui pour les citoyens concernés (qui sont nombreux, je le répète).

FM : Peut-on affirmer, sans risque de se tromper, que l’appareil séparatiste catalan procède à une discrimination linguistique ?

Nicolas Klein : C’est l’évidence même. Les Catalans hispanophones et anti-indépendantistes sont discriminés depuis des années, pour ne pas dire des décennies, par la Généralité de Catalogne, quand ils ne sont pas tout simplement mis au pilori et persécutés.

C’est l’un des éléments qui démontrent la dérive autoritaire croissante du séparatisme catalan, dont les partisans considèrent que la Catalogne est leur apanage (« La rue nous appartient » ou « La télévision sera toujours à nous » sont des slogans récurrents dans leurs rangs) et que les « unionistes » sont des colons, un corps étranger illégitime à expulser ou à faire taire de toute urgence.

Catalogne : entretien avec le journaliste « indépendantiste » Stéphane Sicard...

52DE241D-2D50-43A8-9782-16058FDF45B4.jpegEntretien avec un journaliste de « L’Indépendant»...

Dans le cadre de ses activités de lutte contre le suprémacisme, l’association suisse « Catalunya peuple d’Espagne », enregistrée au Registre du commerce, poursuit ses investigations en Occitane, sud de l’hexagone, par le biais de son groupe France, conduit, dans le cas présent, par notre collaborateur bénévole Jean-Philippe. Il est question de la région que l’appareil séparatiste catalan qui est non seulement d’origine criminelle mais également suprémaciste, nomme la Catalogne du Nord. Notons que ce même appareil qui s’appuie sur la gigantesque organisation de pots de vin du clan Jordi Pujol et d’Artur Maas, dite l’affaire des 3%,  selon les dernières sources policières, cela porte sur un montant de plus de 600 millions d’euros ainsi détournés sur le dos du contribuable, a aussi des ambitions expansionnistes.

328B072D-0CA8-4C7F-96D9-DDA45C6AFDD8.jpegCelles-ci visent, en plus de la « Catalogne du Nord », les Îles Baléares et la Communauté de Valencia.

https://www.abc.es/sociedad/abci-entidades-civicas-baleares-denuncian-ante-unesco-imposicion-catalanista-archipielago-201904102030_noticia_amp.html?__twitter_impression=true

Dans cette constellation, il est notoire que le quotidien sis à Perpignan « L’Indépendant », aux dépends de la mission première du journaliste voulue par la Charte de déontologie de Münich qui n’est autre que la recherche de la vérité - devient un communiquant à la faveur du camp séparatiste, quand il est question de l’autonomie catalane. Il joue un rôle important dans la manipulation des masses voulue par l’appareil séparatiste catalan. Peut-être, à son insu..

817B1C29-30A5-46EC-A789-234AEEDF3696.jpegQuels sont les liens entre le journal et l’appareil séparatiste qui comprend, entre autres, Diplocat, Omnium Cultural, l’Assemblée nationale catalane (ANC) et la Generalitat ? 

Qu’est-ce qui peut expliquer un tel angle partisan de l’actualité catalane et espagnole ?

On sait qu’ailleurs des journalistes sont sous influence de l’appareil séparatiste. Comme l’explique la journaliste Sandrine Morel, dans son livre, des pages de publicité ont été achetées, à gauche et à droite. « L’Indépendant » a-t-il su rester vraiment indépendant ? À suivre...

Les extraits de discussions que notre collaborateur Jean-Philippe de Catalunya peuple d’Espagne, groupe France, a eu via notre messagerie avec le journaliste Stéphane Sicard sont révélateurs de la supercherie dont est responsable quelques acteurs de ce que l’on appelle le quatrième pouvoir.

3B64FE0D-133F-4567-A48A-678B12CCB081.jpegPourtant, tellement utile au bon déroulement de la démocratie et du vivre ensemble. Précisons que nous croyons, préalablement, à la bonne foi du journaliste Sicard. Pour nous, il est plutôt « orienté » par sa rédaction... voire manipulé. 

 

 

 

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Bonsoir Monsieur,
 
Je vous remercie pour votre réponse rapide.
 
Je vous confirme tout l'intérêt à la lecteur de votre journal, au delà du sujet de la Catalogne bien évidemment.
 
Mon analyse n'est absolument pas partiale mais bien impartiale. Car je n'ai aucune origine Espagnole de près ou de loin, j'ai toujours aimé l'Espagne et la Catalogne particulièrement, mon club de football préféré est et restera le Barça, j'adore la gastronomie et la culture Catalane...je suis originaire de l'Est de la France. Et je suis choqué par ce que je peux voir, lire et entendre de façon générale dans votre département. Et je suis loin d'être le seul en France, sans a priori aucun pour les Catalans, malgré ce qu'il se dit dans les départements limitrophes...
 
Les faits que vous relatez sont effectivement très graves également à mon sens, d'autant plus qu'ils auraient été autorisés par le maire de la commune en question selon votre article. Cela n'est pas acceptable et il faut espérer qu'il s'agira d'un acte isolé.
 
Cependant, le problème se pose, d'où notre désaccord, sur le fait que des événements tels que ceux-ci se produisent depuis des années en Catalogne, en quantités bien plus importante et de nature tout aussi grave. Et malgré tout, cela a été passé sous silence et le reste, et ne fait pas la première page de votre journal, et parole n'est pas donnée non plus aux victimes de cela.
Récemment, un stand a été installé à Vic en pleine rue afin de permettre aux participants de lancer des fléchettes sur une photo du Roi d'Espagne.
De même, quasi systématiquement de la lessive est jetée sur le sol après le passage d'Ines Arrimadas dans certaines villes.
Des pantins représentants l'Espagne ont été pendus sur des ponts, à Barcelone et ailleurs, dans les universités également.
Des drapeaux d'Espagne ont été brûlés en place publique par des gens cagoulés sur des estrades revêtues d'esteladas....
 
et la liste est longue...il serait équitable d'en parler également...comprenez que l'on puisse ressentir une inégalité de traitement.
 
Quant au terme prisonniers 'politiques', ce que j'ai pu lire sur l'Express par exemple est toujours le terme entre guillemets, idem pour le Monde. A part les mass médias de votre département, jamais je n'ai vu un journaliste de ce nom employer ce terme. Il n'est question que d'indépendantistes ou de séparatistes pour le reste. Même certains de vos collègues ne parlent que de leaders indépendantistes.
Permettez moi de vous indiquer que ce n'est pas à vous, journalistes, de qualifier de politique ou non, ce procès dont l'instigation est comme cela se passe en France, basé sur les composantes que sont l'existence d'un texte, d'une infraction et de la commission (ou tentative) de l'infraction. C'est de la compétence d'un tribunal exclusivement et nul ne connaît l'issue de ce procès. En tout cas, il faut le souhaiter.
 
Je pense sincèrement, et j'ose l'espérer, que le contexte local, les liens qui vous unissent avec la Catalogne Espagnole, l'influence insidieuse et permanente de la Generalitat et des élus du département, Catalans ou non, se sont transformés en messages subliminaux et aussi dans l'inconscient de nombreux habitants du département.
Je ne mentionnerai même pas le rôle des images du 1-0 qui ont été diffusées, je parle de celles datant d'événements antérieurs, et qui sont restées dans l'esprit des Catalans comme chose véridique. Y compris et surtout dans l'esprit de Catalans Français non favorables à l'indépendance.
Le Monde, d'ailleurs dès le lendemain, avait rectifié ses dires. Les indépendantistes eux-même me disent qu'ils procèdent à de la manipulation.
On pourrait mentionner également les budgets de Diplocat destinés aux pays...
 
Dans l'actualité récente, ne pourrait pas dire que les ennuis judiciaires de François Fillon avant les élections présidentielles sont une manoeuvre politique destinée à anéantir ses chances et celles de son parti politique ? Pourtant, qui s'en émeut ? Il sera jugé pour des faits commis qui semblent condamnables.
 
J'imagine que vous savez ce qui se passe réellement en Catalogne lorsqu'on n'est pas indépendantiste et Andalou. J'y étais encore ce week-end comme très souvent et peux témoigner que la démocratie à la façon indépendantiste est particulièrement inquiétante, des mairies ne respectent toujours pas la loi électorale et les affiches de partis non indépendantistes sont arrachées.
 
Je vous remercie de votre attention et quoi qu'il en soit continuerait à vous lire.
 
Bien cordialement
 
Jean-Philippe
 
Le mer. 24 avr. 2019 à 18:53, Stéphane SICARD <ssicard@lindependant.com> a écrit :
Bonjour Monsieur,
 
Merci pour l'intérêt que vous portez à nos écrits.
Toutefois il faut que vous sachiez que personne ne m'a jamais tenu le "stylo" pour me dire ce que je devais écrire et comment je devais l'écrire. Je sais parfaitement que le sujet Espagne- Catalogne s'affranchit de ce genre de barrières mais comme pour les autres sujets je continuerai à relater les faits et rien que les faits. 
Dans votre analyse très partiale des choses, vous semblez occulter toute une partie de ces faits. Je n'en relèverai qu'un: le terme de prisonniers politiques.
Vous avez parfaitement compris que derrière l'utilisation de ce terme il y a forcément une part de subjectivité. C'est un fait. Mais sachez que j'ai lu les 137 pages de l'acte d'accusation des leaders indépendantistes actuellement en procès. Suite à la lecture de cet acte, l'analyse de bien des journalistes est claire: on a affaire à un procès politique. Ce n'est d'ailleurs pas que l'indépendant qui le dit uniquement,  mais aussi Le Monde, le Point et bien d'autres pour ne citer que la presse française. On est bien loin d'un militantisme local dont vous semblez nous accuser. 
 
Encore une fois,  merci de votre intérêt. 
 
Cordialement
 
Stéphane Sicard
 
Le mer. 24 avr. 2019 à 10:49, Catalunya espagne France <catalunyapeupleespagnefrance@gmail.com> a écrit :
Bonjour Monsieur,
 
Je fais suite à votre article qui a fait la une de votre journal hier.
 
Comme souvent, vous faîtes la part belle aux indépendantistes pour plusieurs raisons :
 
- la tribune offerte à Monsieur Puigdemont car vous avez consacré une part importante de votre article à ses tweets, il n'y a donc pas besoin d'être abonné à son compte pour savoir ce qu'il dit. Certes, il est normal d'avoir sa réaction mais ce fût quelque peu disproportionné,
- surtout, vous parlez de prisonniers politiques, ce qui est inadmissible de la part d'un journal comme le vôtre, encore une fois vous prenez partie alors que le procès en cours n'a rien de politique comme vous le savez. Les accusations sont de nature pénales, par rapport à des faits et des textes.
 
Vous ne faîtes ainsi que contribuer aux tensions y compris en France, ce qui n'est pas votre rôle.
Vous faîtes de la désinformation et cela est très grave.
 
Bien cordialement
 
Jean-Philippe du groupe France